Tolérance zéro pour endiguer l’immigration (Eric Ciotti)

Éric Ciotti prône la création d'un "Guantanamo à la française"

Le candidat à l’investiture du parti Les Républicains revient dans une interview au « Point » sur ses propositions très à droite pour lutter contre l’islamisme. Il prône pour la création d'un  "Guantanamo à la française" afin de lutter contre le terrorisme. 

Une approche radicale et assumée contre l’islamisme et le terrorisme

Dans son entrevue avec le « Point », publiée le 10 novembre, Éric Ciotti dit vouloir "abattre les tabous du politiquement correct" et assume une position radicale contre l’islamisme en prônant l’idée d’un "Guantanamo à la française". Il désire enfermer "les cas extrêmement graves" qui nécessitent, selon lui, "des mesures d’exception avec un centre de rétention dédié ".

"Depuis 2018 et d’ici à 2022, 2 540 détenus condamnés pour terrorisme islamiste ou radicalisés en prison ayant purgé leur peine sont sortis ou vont sortir de prison, dénonce-t-il. Pour la plus grande partie d’entre eux, nous devons aller plus loin que ce que prévoit la législation avec des bracelets géolocalisés... Le combat contre l’islamisme ne peut supporter la naïveté. Il faut des lois spécialement adaptées au terrorisme, comme le Patriot Act aux Etats-Unis ", a-t-il fait savoir.

Questionné sur cette proposition qu’il avait déjà évoquée après l’attaque à la basilique de Nice en octobre 2020, Eric Ciotti explique que, s’il est élu président de la République, sa première mesure serait un décret de convocation d’un référendum pour modifier la Constitution. Pour lui, les sujets relevant de la souveraineté nationale doivent être traités ouvertement et la constitution amendée si nécessaire.

Depuis son bureau ovale de la questure de l'Assemblée, le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti se défend d’un quelconque rapprochement de ses idées avec celles de l'extrême droite et se targue d'être resté fidèle au RPR de Philippe Séguin et de Charles Pasqua. Loin d’être favori pour le congrès qui doit désigner début décembre le candidat des Républicains, il veut créer la surprise et défend une approche très sécuritaire pour régler la question de l’immigration et du terrorisme.

Tolérance zéro pour endiguer l’immigration

Le candidat Eric Ciotti a aussi appelé à "remettre des douaniers aux frontières pour les non-ressortissants de l’UE ".

"Ayons le courage de dire que l’immigration de masse a provoqué une augmentation de la délinquance ", indiquant que 25 % des détenus en prison sont étrangers. Il souhaite négocier " des accords diplomatiques " pour que ces étrangers " purgent leur peine dans leur pays d’origine dès qu’elle dépasse un an". Insiste Eric Ciotti

Il aussi revoir le droit du sol en France : " On ne peut plus devenir français par le hasard du droit du sol, mais par la filiation ou par un parcours totalement refondé comme une consécration. Plus de nationalité automatique à 18 ans ", a-t-il indiqué à nos confrères.
L’élu azuréen juge aussi pertinent de rendre "notre modèle social moins attractif ", plaidant pour la préférence nationale. Éric Ciotti entend également supprimer l’aide médicale d’État, " sauf pour les urgences", et redonner la priorité aux Français pour les logements sociaux et les emplois, et même ne plus garantir de "prestations sociales avant six ans de présence sur le territoire".

Éric Ciotti veut revoir les privilèges algériens et défend son amitié avec Éric Zemmour

Toujours dans son interview au Point, le candidat a remis en question les accords de 1968, accordant des facilités aux Algériens pour l'obtention des visas. D’après lui, ces accords "donnent des privilèges aux Algériens en matière de séjour qui ne sont plus acceptables". Il estime que les dirigeants français ont été jusque-là trop naïfs.

 "Cette approche historique de la repentance, cette culture de l’excuse font du mal à notre pays"


Interrogé sur son “ami” Éric Zemmour, il s’est dit d’accord sur plusieurs points avec l’éditorialiste, notamment sur la théorie du Grand remplacement.