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Les dépenses totales de santé ont progressé plus rapidement que l'activité économique dans les pays membres de l'OCDE, entraînant ainsi une hausse de la part du PIB consacrée à la santé, selon un rapport d'étude publié mardi par l'organisation basée à Paris.
Cette part est passée de 7,8% du PIB en 2000 à 9,0% en 2008 dans l'ensemble des pays de l'OCDE. Les facteurs à l'origine de cette croissance - progrès technologique, attentes grandissantes de la population et vieillissement - vont continuer à exercer des pressions sur les coûts dans les années à venir, précise le rapport intitulé "Éco-Santé OCDE 2010".
Dans certains pays, la dégradation récente de la conjoncture économique, combinée à la hausse des coûts de santé, a entraîné une croissance des dépenses de santé en proportion du PIB, a rappelé l'OCDE, citant l'Irlande, dont la part du PIB consacrée à la santé est passée de 7,5 % en 2007 à 8,7 % en 2008, et l'Espagne, où le chiffre est montée de 8,4% à 9,0 %.
Les États-Unis ont dépensé 7.538 dollars par personne au titre de la santé en 2008, plus de deux fois la moyenne (3.000 dollars) dans la zone OCDE. Les deux pays qui viennent ensuite (Norvège et Suisse) ont dépensé une somme par personne beaucoup moins importante que les Etats-Unis, mais tout de même supérieure de 50 % à la moyenne de l'OCDE.
La part des dépenses publiques consacrée à la santé a augmenté dans la plupart des pays de l'OCDE, passant de 12 % en 1990 au niveau sans précédent de 16 % en 2008. Face à l'obligation de réduire les déficits budgétaires, nombre de gouvernements doivent faire des choix difficiles pour préserver leurs systèmes de santé : contrôler les dépenses ou augmenter les impôts.
D'autre part, les nouvelles technologies médicales font aussi accroître les dépenses. Dans le but de limiter les procédures inutiles et de réduire les coûts, de nombreux pays de l'OCDE essayent de promouvoir une utilisation rationnelle des technologies médicales coûteuses.
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