Immigration clandestine : des centaines de pauvres hères dégoulinants, cadavres en sursis
Vendredi matin, les gardes-côtes italiens ont porté secours à près de 350 naufragés au large de l’île de Lampedusa, occupants clandestins d’une embarcation de fortune qui tentaient de rejoindre ls côtes italiennes.
"Il y avait 349 personnes, dont 42 femmes parmi lesquelles une était enceinte, sur une vieille embarcation de bois que l'on a interceptée près de la côte. Nous en avons transféré une partie sur nos deux unités afin d'éviter le chavirage de leur barque", a déclaré à l’agence France Presse un porte-parole des gardes-côtes.
La veille, 355 personnes, dont 57 femmes et 18 enfants, originaires d'Erythrée, sont parvenus jusque dans les eaux italiennes.
Les vagues de la Méditerranée charrient ainsi sans arrêt des embarcations bondées de désespérés, disposés à affronter tous les risques pour rejoindre les côtes occidentales.
Plutôt que s’évertuer à dresser des forteresses inutiles et de brandir avec affolement les statistiques, l’Europe gagnerait à entreprendre dans l’urgence une politique d’envergure d’aide et de coopération économique avec les pays source d’immigration clandestine.
Les formules existent, à l’image du micro crédit entre autre, qui pourraient motiver nombre de jeunes africains à monter des projets dans leurs pays. Sachant que les sommes qui transitent par les canaux officiels sont le plus souvent détournées.
L’image de ces pauvres hères dégoulinants, cadavres en sursis, agrippés à l’espoir d’un minimum de conditions de vie décente en échange de leur force de travail, est révoltante.
Aucun discours sur l’immigration ne peut justifier que les choses restent en l’état alors même que les pays occidentaux débordent de richesses, ont pour seul souci la bonne gestion de l’abondance à l’intérieur de leur frontières.