Italie : empreintes digitales des Roms, le Parlement européen réagit
La suspicion qui entoure les Roms en Italie soulève l’indignation dans le milieu associatif européen. La pratique des prélèvements de leurs empreintes digitales est devenue courante, y compris pour les enfants.
{sidebar id=1}{sidebar id=2}{sidebar id=3}Le gouvernement Berlusconi se réserve même le droit de déclarer l’état d’urgence pour une période de 12 mois, dans les zones où se trouvent des camps de Roms.
Le Parlement européen a enfin réagit. Il vient de demander aux autorités italiennes de renoncer à une pratique pour le moins humiliante. Elle est, et c’est la moindre des choses, jugée discriminatoire et contraire à la Convention européenne des droits de l’homme.
La résolution dite « non-contraignante », a été adoptée par 336 voix pour, 220 contre et 77 abstentions.
Afin d'assurer la pleine intégration des Roms, les députés demandent plutôt au gouvernement italien de leur garantir l'égalité d'accès à une éducation de qualité, au logement et aux soins de santé.
Les députés pressent dans la foulée la Commission européenne d'examiner les mesures définies par le gouvernement italien afin de vérifier leur compatibilité avec le droit communautaire.
Mercredi, lors du débat préliminaire au vote, le commissaire en charge de la Justice, Jacques Barrot, avait assuré que l'exécutif européen ferait preuve de toute la vigilance voulue pour traiter cette question, mais ajouté qu'il attendait le rapport détaillé que l'Italie s'est engagée à fournir sur cette question d'ici la fin du mois de juillet.