Italie: la ville de Naples vidée de ses immondices
"Il Cavaliere" n’en est pas peu fier. A l’issue du conseil des ministres tenu vendredi 18 juillet à Naples Sylvio Berlusconi s’est félicité d’être venu à bout de ce qui était jusque-là considéré, selon lui, comme une «mission impossible ».
Le président du Conseil a toute de même pris soin de préciser qu’il s’agissait là d’une première phase dite de « l’urgence ». Mais non sans constater que la ville est devenue « propre » et « occidentale ».
La ville a été vidée de ses déchets grâce à la réouverture de décharges provisoires. On a aussi expédié des immondices vers d'autres régions italiennes et vers l'Allemagne.
L'armée se charge par ailleurs de l'ancienne carrière au nord-ouest de Naples en capacité de recevoir jusqu'à 700 000 tonnes d'ordures.
Fort de cette première action de déblocage, Berlusconi met en garde les municipalités qui ne pratiqueront pas le tri sélectif.
Il n’oublie pas enfin d’exploiter l’événement au plan politique, laissant entendre que la responsabilité de ce cauchemar vécu par les habitants de Naples est évidemment imputable à l’opposition de gauche.