Depuis mardi dernier, la ville de Melilla occupee est en proie a des affrontements entre manifestants (marocains surtout) et forces de l'ordre espagnoles. Les manifestants militent pour le droit à l'emploi et à l'égalité des chances. Huit personnes ont été arrêtées et selon des sources officielles, un jeune Mélilien a été tué par balle et une journaliste marocaine contrainte de quitter Sebta. La ville de Melilla occupee en proie à de violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre espagnoles, depuis près d'une semaine./DRPlusieurs personnes ont manifesté vendredi soir, devant le consulat d'Espagne à Tétouan "pour protester contre la politique de marginalisation, d'exclusion et de racisme" dont sont victimes les Marocains de Melilla, en qualifiant d'"Intifada" les événements de ces derniers jours, rapporte l'Agence Map. Les participants à cette manifestation menée par la coordination du Comité national pour la libération de Sebta et Melilla et des présides occupés et la section de l'Association marocaine des droits humains à Tétouan, "ont scandé des slogans dans lesquels ils dénoncent les agissements des autorités espagnoles à l'encontre des Marocains, et appelé à mettre un terme à l'occupation de ces deux villes", poursuit la Map. Les affrontements ont éclaté mardi dernier pour revendications sociales notamment le droit à l'emploi et à l'égalité des chances. Puis se sont poursuivies mercredi suite à l'interpellation de huit personnes. Les manifestants accusent les autorités locales d'avoir exclu les Marocains du programme d'embauche qu'elles ont mis en place, lequel prévoit l'emploi de près 1.500 personnes à compter de décembre. Selon les manifestants, le gouvernement autonome privilégierait les candidats espagnols de la ville mais aussi ceux provenant d'autres villes espagnoles, dont Almeria et Malaga. Jeudi soir, un jeune Mélilien de confession musulmane a été tué par une balle de caoutchouc tirée à bout portant par la garde civile espagnole, lors de ces affrontements entre manifestants et forces de l'ordre au quartier "La Caà±ada de Hidume", indique la Map. Par ailleurs, une journaliste marocaine (Fatima Zahra Jdili) a fait l'objet, vendredi, à Sebta, de "harcèlement de la part de la police espagnole au moment o๠elle effectuait une couverture journalistique". "J'ai été arrêtée par deux fois à Sebta, alors que je tentais de visiter des familles marocaines dans le cadre d'une couverture journalistique au sujet des conditions de vie des Marocains dans cette ville. La police espagnole m'a obligée à quitter la ville avant 20h00, dès qu'elle a connu la nature de mon travail."