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Soumis par rac le

Le portique de de Pont-de-Buis cristallise l'exaspération des manifestants bretons opposants à l'écotaxe qui sera appliquée aux transporteurs dès janvier 2014 et qu'il considèrent comme nuisible à leur industrie déjà en difficulté.

Les heurts violents qui les opposent aux forces de l'ordre ne les découragent pas, déterminés qu'ils sont à obtenir le démontage du portique, seule réponse jugée crédible du renoncement à cette écotaxe par le gouverment.

Après un week-end houleux en Bretagne (nord-ouest), marqué par des heurts violents entre manifestants et forces de l'ordre, le gouvernement français a décidé lundi de formuler des propositions sur la question de l' écotaxe, à l'origine de cette grogne sociale régionale, afin de rétablir le dialogue.

Le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé dimanche soir qu'il remettrait le lendemain, lundi, ses propositions au Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

"Je ferai des propositions qui tiennent compte de ce que j'ai entendu et en même temps de ce que je sais être la situation en Bretagne et ailleurs", a-t-il déclaré sur la chaîne télévisée publique France 5.

"J'ai parfaitement entendu le message. J'ai parfaitement compris ce qu'était la problématique de la Bretagne, et dans la région, le Finistère, et voire même le Nord-Finistère, le Léon comme on l'appelle", a souligné M. Le Foll.

Les heurts de ce week-end se sont produits dans le Finistère, non loin du Point-du-Buis, l'un des trois portiques écotaxe encore en état de fonctionnement sur le territoire breton. Un millier de manifestants se sont rassemblés sur ces lieux afin d'exprimer leur opposition à la mise en place de l'écotaxe début 2014, à l'appel du "collectif pour l'emploi en Bretagne".

Cette taxation à visée écologique devrait s'appliquer à tous les véhicules de plus de 3,5 tonnes transporteurs de marchandises, circulant sur le réseau national non payant, ce qui nuirait notamment au transport des produits agricoles.

Le dirigeant de la Fédération départementale des syndicats d' exploitants agricoles (FDSEA 29), Thierry Merret, a expliqué au journal français Le Figaro que les personnes travaillant en lien avec le secteur agro-alimentaire dans la région ne pouvaient pas accepter un accroissement de la pression fiscale;

"Nous les besogneux, nous ne voulons pas que notre économie régionale parte à vau-l'eau avec de nouvelles taxes", a souligné le responsable syndical, tout en évoquant "une union sacrée" qui serait "en train de naître entre les paysans, les salariés, les artisans et les entrepreneurs"

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