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Libye: les rebelles refusent le cessez-le-feu initié par l'UA

Les rebelles libyens ont refusé lundi la feuille de route initiée par l'Union africaine appelant au cessez-le-feu entre les rebelles et les forces fidèles au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, car elle ne comprenait pas l'éviction de Kadhafi.

Car Kadhafi tout comme sa famille doivent avant tout quitter la Libye, a insisté le leader rebelle Mustafa Abdul-Jalil, lors d'une conférence de presse donnée à Benghazi.

La feuille de route de l'Union africaine "est déjà dépassée. Nous savons que le départ de Kadhafi et de ses fils est une demande du peuple", a souligné M. Abdul-Jalil, chef du Conseil national de transition intérimaire.

"Toute initiative qui n'intègre pas cette exigence populaire essentielle ne vaut même pas la peine d'être discutée. Kadhafi doit partir immédiatement".

Le conseil des rebelles a fermement rejeté toute initiative de médiation qui pourrait conduire au maintien de Kadhafi au pouvoir.

La feuille de route de l'Union africaine appelait à un cessez- le-feu immédiat, à la coopération pour ouvrir les canaux des aides humanitaires et à l'ouverture d'un dialogue entre les rebelles et le gouvernement sans toutefois mentionner d'exigences concernant le retrait des troupes kadhafistes de Brega, Ras Lanouf et Misrata.

Une délégation comprenant les présidents sud-africain, malien et mauritanien est arrivée lundi à Benghazi pour rencontrer les rebelles libyens et tenter d'obtenir un cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les militants dans le bastion de Benghazi.

La délégation a tenté de convaincre les habitants de Benghazi et de Tripoli d'arrêter la guerre, mais les rebelles ont rejeté la feuille de route, qui n'évoquait pas la démission de Mouammar Kadhafi.

Le colonel Kadhafi a rencontré la délégation dimanche à Tripoli et il aurait accepté la proposition de cessez-le-feu.

Selon ambassadeur ougandais en Éthiopie Mull Sebujja, la Libye aurait besoin d'un cessez-le-feu immédiat de toutes les parties concernées et d'un accès à l'assistance humanitaire; les négociations devraient conduire à des arrangements transitionnels pour des réformes politiques.

"Kadhafi a déclaré le cessez-le-feu le mois dernier, mais pas via des négociations; il s'agissait d'une déclaration unilatérale", a indiqué M. Sebujja.

"La déclaration devrait impliquer les deux parties. On doit mettre en place un mécanisme crédible pour l'observer, et c'est la raison pour laquelle nous sommes ici."
(source Xinhua)