Opération contre l'Iran : trois soldats américains tués, annonce le Pentagone
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé ce dimanche 1er mars la mort de trois soldats américains lors de l'opération militaire contre l'Iran. Cinq autres militaires ont été grièvement blessés. Il s'agit des premières pertes américaines confirmées dans ce conflit qui a coûté la vie au Guide suprême iranien Ali Khamenei.
L'annonce a été faite dans un communiqué publié sur le réseau social X par le Centcom, sans révéler ni la localisation exacte ni l'identité des soldats tombés au combat. "La situation est mouvante, donc par respect pour les familles, nous retiendrons toute information supplémentaire, y compris l'identité des guerriers tombés au combat, jusqu'à 24 heures après que les proches ont été informés", a précisé le commandement américain.
Outre les trois décès, cinq militaires ont subi des blessures graves tandis que plusieurs autres ont été touchés par des éclats de shrapnel et souffrent de commotions cérébrales. Ces derniers devraient pouvoir reprendre le service prochainement, selon les autorités militaires.
L'opération Epic Fury : une offensive d'envergure
Ces pertes sont survenues dans le cadre de l'opération baptisée "Epic Fury", une campagne de bombardements coordonnée entre les États-Unis et Israël, combinant frappes aériennes, terrestres et navales. L'offensive a débuté samedi à 1h15 du matin, ciblant "l'appareil sécuritaire du régime iranien, en priorité les sites représentant une menace imminente".
Les objectifs principaux comprenaient les centres de commandement des Gardiens de la révolution islamique, les systèmes de défense aérienne iraniens, les installations de lancement de missiles et de drones, ainsi que les bases aériennes militaires. Le complexe du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a également été frappé. Sa mort a été confirmée par Téhéran, qui a décrété 40 jours de deuil national.
Selon la Société du Croissant-Rouge iranien, au moins 201 personnes ont été tuées et 747 blessées en Iran dans ces frappes. Les opérations de secours se poursuivent.
Riposte iranienne et menaces américaines
En réponse à cette attaque, l'Iran a lancé des missiles sur plusieurs pays du Golfe. Des explosions ont été signalées à Riyad, Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Koweït et Manama. Aux Émirats arabes unis, au moins deux personnes ont été tuées. Une base navale française à Abou Dhabi a également été touchée, une première depuis le début du conflit.
Les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir ciblé quatre bases américaines au Moyen-Orient : Al Udeid au Qatar, Ali Al Salem au Koweït, Al Dhafra aux Émirats arabes unis et le quartier général de la Cinquième flotte à Bahreïn. Ils ont également revendiqué une attaque contre le porte-avions USS Abraham Lincoln dans le Golfe persique. Washington a démenti tout impact sur le navire, affirmant que les missiles "étaient loin de leur cible".
Le président américain Donald Trump a menacé l'Iran d'une riposte "sans précédent" en cas de nouvelles représailles. Les États-Unis maintiennent actuellement une douzaine de navires de guerre dans la région, dont un porte-avions, neuf destroyers et trois frégates légères.
Cette escalade militaire marque un tournant majeur dans les relations américano-iraniennes, avec pour la première fois des pertes humaines américaines directes dans un affrontement avec Téhéran. La mort du Guide suprême Ali Khamenei ouvre une période d'incertitude quant à la succession et aux prochaines décisions du régime iranien.