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JO d'hiver 2026 : l'Italie mise sur 5,3 milliards d'euros de retombées

Les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina, prévus du 6 au 22 février 2026, représentent bien plus qu'un événement sportif pour l'Italie. Selon l'étude de Banca Ifis, les organisateurs tablent sur 5,3 milliards d'euros de retombées économiques. Un chiffre ambitieux qui repose sur les dépenses immédiates, le tourisme ultérieur et l'héritage des infrastructures.

L'Italie n'organise pas les Jeux olympiques d'hiver pour la première fois. Turin en 2006 avait laissé un souvenir économique marquant. Cette fois, Milan et Cortina se présentent comme une nouvelle opportunité pour l'économie nationale. Le budget global atteint cinq milliards d'euros, dont 1,5 milliard consacré à l'organisation et 3,5 milliards aux équipements sportifs et infrastructures.

Le premier volet des retombées sera direct : environ 1,1 milliard d'euros dépensés par les spectateurs et personnels pendant l'événement. Avec 350 000 personnes inscrites pour la première phase d'achat de billets, l'intérêt populaire semble au rendez-vous. Au total, 2,5 millions de visiteurs sont attendus, ce qui alimenterait restaurants, hôtels et commerces locaux.

Le tourisme comme levier à long terme

Au-delà de la semaine des Jeux, l'Italie compte sur l'effet d'attraction prolongé. L'étude estime à 1,2 milliard d'euros les recettes touristiques supplémentaires générées dans les 12 à 18 mois suivant l'événement. Cette manne dépend entièrement de l'attractivité que les Jeux conféreront aux régions concernées.

Puis vient l'héritage des infrastructures. Trois milliards d'euros représentent la valeur à long terme des installations sportives et civiles construites ou rénovées pour l'événement. Ces équipements doivent devenir des atouts pour le tourisme et le développement régional une fois les Jeux terminés. C'est le pari : transformer des installations temporaires en leviers économiques permanents.

L'optimisme des organisateurs est palpable. Pourtant, cette stratégie repose sur des hypothèses fragiles. L'attractivité post-Jeux n'est jamais garantie. Des villes ont connu des expériences mitigées, où les installations construction n'ont pas généré le flux touristique escompté après l'événement. La qualité de la gestion administrative et locale deviendra déterminante.

Les incertitudes économiques

Les précédents offrent des repères inégaux. Les JO de Turin 2006 avaient généré 17,4 milliards d'euros de retombées selon une étude ultérieure. Mais ce chiffre incluait des calculs sur le marché du travail et d'autres variables. Les 5,3 milliards d'euros prévus pour Milan-Cortina reposent sur des méthodologies différentes et peuvent être surestimés.

De plus, la situation économique actuelle diffère de celle de 2006. L'inflation, les tensions géopolitiques et les comportements touristiques modifiés depuis la pandémie créent de l'incertitude. L'Italie parie donc sur un « effet waouh » qui suppose une parfaite coordination entre organisation, marketing et gestion des flux touristiques.

Si tout va selon les plans, les JO d'hiver seront une aubaine pour Milan, Cortina et la région. Mais l'histoire des Jeux olympiques montre que les prévisions optimistes se concrétisent rarement intégralement. L'Italie aura intérêt à surveiller comment les chiffres annoncés se transformeront en réalité économique une fois les Jeux terminés.

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