CAN 2025 : l'arbitre d'Algérie-Nigéria escorté par la sécurité après des décisions controversées
Scènes de tension au Stade de Marrakech après la défaite de l'Algérie face au Nigéria (0-2) en quart de finale de la CAN 2025. L'arbitre sénégalais Issa Sy a dû quitter la pelouse sous escorte sécuritaire, face à la colère de plusieurs joueurs algériens venus contester ses décisions jugées scandaleuses. Un penalty évident non sifflé et six cartons jaunes contre les Fennecs alimentent la polémique.
La tension était palpable dès le coup de sifflet final ce samedi 10 janvier. Plusieurs joueurs algériens se sont rués vers l'arbitre sénégalais pour exprimer leur mécontentement. Face à l'hostilité ambiante, les forces de sécurité du stade marocain ont dû intervenir pour escorter Issa Sy et son équipe arbitrale vers les vestiaires, évitant ainsi tout débordement.
هكذا غادر الحكم السنغالي الطحان أرضية الملعب .. #الجزاير_نيجيريا pic.twitter.com/wCiD3YrQA0
— 🇩🇿 1.2.3 viva l'algerie (@vivalalgerie7) January 10, 2026
Le bilan disciplinaire du match parle de lui-même : six cartons jaunes pour l'Algérie contre seulement trois pour le Nigéria, dont deux distribués en toute fin de rencontre alors que le score était déjà acquis. Un déséquilibre flagrant qui a alimenté le sentiment d'injustice chez les supporters et les joueurs des Fennecs.
Un penalty évident ignoré par la VAR
Le fait de jeu le plus contesté reste cette main évidente de Semi Ajayi à l'entrée de la surface nigériane, voire sur la ligne. Une faute que la VAR, dirigée par le controversé Pierre Atcho, n'a pas jugé utile de signaler à l'arbitre central. Ce même Atcho avait déjà été au cœur de polémiques lors de précédents matchs de l'équipe d'Algérie, alimentant les accusations de partialité.
L'arbitrage de ce quart de finale avait déjà fait polémique avant même le coup d'envoi. Omar Abdulkadir Artan, initialement désigné pour diriger la rencontre, avait été écarté par la CAF pour avoir porté des crampons d'une marque non homologuée. Un motif jugé grotesque par de nombreux observateurs, qui y ont vu une manœuvre pour imposer Issa Sy.
La désignation du Marocain Yahya Hadqa comme assesseur des arbitres avait également suscité l'indignation. Dans le contexte géopolitique tendu entre le Maroc et l'Algérie, cette nomination apparaissait pour beaucoup comme une provocation. Hadqa était présent depuis le début de la compétition comme observateur au Grand Stade de Marrakech.
Pour leur premier quart de finale depuis 2019, les Fennecs ont livré une prestation décevante, dominés par des Super Eagles plus réalistes. Mais au-delà du résultat sportif, c'est bien l'arbitrage qui cristallise la colère algérienne. Une nouvelle polémique qui s'ajoute à la liste des controverses ayant émaillé cette CAN 2025 organisée au Maroc.