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Beyrouth frappée au cœur : Israël cible le centre-ville pour la deuxième fois

Pour la deuxième fois depuis le début du conflit, une frappe israélienne a frappé le centre de Beyrouth à l'aube du mercredi 11 mars 2026. Le raid aérien a touché le quartier densément peuplé d'Aïcha Bakkar, à quelques mètres de Dar al-Fatwa, la plus haute autorité religieuse sunnite du Liban, provoquant la panique parmi les habitants.

« Dieu merci, nous sommes encore en vie. Vers 5h30 du matin, un raid aérien israélien a touché notre quartier », témoigne un habitant sous le choc, selon des images diffusées par France 24. Au petit matin, les débris fumaient encore dans les rues de ce quartier résidentiel où un immeuble a été éventré par l'explosion.

Cette frappe constitue le deuxième raid mené sur Beyrouth intra-muros depuis l'entrée en guerre du Hezbollah le 2 mars dernier. Quelques jours plus tôt, le 8 mars, une frappe avait déjà visé l'hôtel Ramada dans le quartier touristique de Raouché, faisant quatre morts parmi des commandants iraniens des Gardiens de la Révolution.

Des habitants contraints de fuir dans la précipitation

L'attaque soudaine a semé la terreur parmi les résidents d'Aïcha Bakkar. « Je courais d'une pièce à l'autre pour rassembler ma femme et mes enfants. Je les ai cachés derrière un mur et c'est alors que le second coup est arrivé », raconte un père de famille traumatisé par ces événements.

Parallèlement, la banlieue sud de Beyrouth, bastion historique du Hezbollah, a de nouveau été pilonnée cette même nuit. Une situation qui se répète quotidiennement depuis maintenant neuf jours, poussant des centaines de milliers de Libanais sur les routes de l'exode.

Dans les écoles transformées en centres d'hébergement d'urgence, la situation humanitaire devient critique. « Nous ne pouvons pas nous procurer les médicaments dont nous avons besoin car ils sont en rupture de stock. Nous cherchons constamment une solution mais il n'y en a pas car l'accès est bloqué », déplore une déplacée.

Un bilan humain qui ne cesse de s'alourdir

Selon le ministère libanais de la Santé, près de 600 Libanais ont été tués depuis le 2 mars par les opérations israéliennes. Le bilan exact s'établit à 570 morts et 1 444 blessés au 10 mars. Les autorités ont également recensé plus de 760 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays, certaines se dirigeant vers la Syrie voisine pour échapper aux bombardements.

L'escalade a débuté dans la nuit du 1er au 2 mars, lorsque le Hezbollah est entré en guerre en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Depuis, l'armée israélienne a multiplié les frappes sur le sud du Liban, la vallée de la Bekaa et les fiefs du mouvement chiite à Beyrouth, affirmant vouloir en finir « une bonne fois pour toutes » avec le Hezbollah.

Le président libanais Joseph Aoun a appelé le 9 mars à des négociations directes avec Israël, tout en accusant le Hezbollah de vouloir provoquer « l'effondrement » du pays pour le compte de l'Iran. Une position qui illustre les profondes divisions politiques libanaises face à cette nouvelle guerre.

Source vidéo : France 24

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