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Détroit d'Ormuz : Trump fait volte-face après le refus cinglant de Macron

Après avoir demandé l'aide de ses alliés pour sécuriser le détroit d'Ormuz, Donald Trump a opéré une volte-face spectaculaire ce lundi 17 mars. Le président américain a déclaré ne plus avoir besoin de l'assistance de l'OTAN ni de ses partenaires, quelques heures seulement après que la France, l'Allemagne et d'autres pays européens ont rejeté sa demande de déploiement naval dans le Golfe Persique.

« En raison de nos succès militaires, nous n'avons plus besoin, ni ne désirons, l'assistance des pays de l'OTAN - NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN ! De même, le Japon, l'Australie ou la Corée du Sud... NOUS N'AVONS BESOIN DE L'AIDE DE PERSONNE ! », a déclaré Donald Trump dans un communiqué qui contraste fortement avec ses appels pressants de ces derniers jours.

Cette déclaration intervient après que Emmanuel Macron a catégoriquement refusé toute participation française à une mission de sécurisation du détroit d'Ormuz. « Nous ne sommes pas partie prenante au conflit », a affirmé le président français, rejoignant ainsi la position ferme adoptée par les dirigeants européens.

Les alliés européens font bloc contre Trump

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a confirmé l'unanimité des 27 États membres : « Il n'y a aucun appétit » au sein de l'UE pour rejoindre la coalition proposée par Trump. « Ce n'est pas la guerre de l'Europe », a-t-elle martelé après la réunion des ministres des Affaires étrangères européens.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a été tout aussi catégorique, déclarant que Berlin ne participera pas à une mission navale dans le Golfe Persique « tant que la guerre continuera ». Cette position reflète la frustration des Européens face à une opération militaire américano-israélienne lancée sans consultation préalable de ses alliés.

La crise du détroit d'Ormuz a débuté le 28 février 2026, après des frappes conjointes américano-israéliennes sur l'Iran qui ont coûté la vie au Guide suprême Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a effectivement bloqué le passage maritime stratégique par lequel transite environ 20% du pétrole mondial.

Un isolement diplomatique croissant

Face à ces refus en cascade, Donald Trump avait multiplié les pressions ces derniers jours. Il affirmait jeudi dernier que « de nombreux pays » lui avaient assuré qu'ils étaient « en route », sans toutefois identifier aucun de ces pays. « Certains sont très enthousiastes, et d'autres le sont moins », avait-il reconnu devant les journalistes, laissant transparaître sa frustration.

Le président américain avait explicitement sollicité la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni pour envoyer des navires de guerre afin d'escorter les pétroliers dans le détroit. « Je pense que Macron va nous aider », avait-il déclaré mercredi, affirmant avoir discuté avec son homologue français la veille.

Mais cette confiance s'est révélée mal placée. Si la France a bien déployé des navires en Méditerranée pour défendre ses alliés contre d'éventuelles frappes iraniennes, Paris a exclu tout déploiement dans le Golfe Persique. Macron avait préalablement proposé de former une coalition pour la sécurité maritime uniquement après l'apaisement des combats, une condition inacceptable pour Washington.

Au-delà de l'Europe, l'Australie, la Corée du Sud et le Japon ont également fait savoir qu'ils ne rejoindraient pas la coalition américaine. Cette défection généralisée illustre l'isolement diplomatique croissant des États-Unis dans un conflit qu'ils ont largement initié sans l'aval de leurs partenaires traditionnels.

Les analystes soulignent que cette situation place Donald Trump dans une impasse stratégique : mener seul une opération navale d'envergure dans le Golfe Persique représente un défi logistique et militaire majeur, alors que la pression économique mondiale monte en raison de la perturbation des approvisionnements pétroliers.

La volte-face présidentielle, présentant comme un choix ce qui s'apparente davantage à une contrainte, ne devrait tromper personne sur la réalité de l'échec diplomatique américain. Reste à savoir comment Washington entend débloquer la situation sans le soutien international qu'il espérait.

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