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IShowSpeed expulsé du stade Nelson Mandela : le fiasco algérien du streameur américain

Le célèbre streameur américain iShowSpeed, suivi par près de 50 millions de personnes sur YouTube, a vécu une humiliation publique retentissante ce samedi 17 janvier 2026 au stade Nelson Mandela de Baraki. Venu assister au derby de la Supercoupe entre le MC Alger et l'USM Alger dans le cadre de sa tournée « Speed Does Africa », le jeune homme de 21 ans a été contraint de fuir les tribunes sous une pluie de projectiles lancés par les ultras algériens.

Darren Jason Watkins Jr., de son vrai nom, diffusait en direct devant des dizaines de millions de spectateurs connectés à travers le monde lorsque l'incident a éclaté. Dès son entrée dans l'enceinte sportive, l'ambiance a tourné au vinaigre. Les supporters présents dans les tribunes ont commencé à lui lancer des bouteilles d'eau tout en exigeant qu'il cesse immédiatement de filmer.

« Je ne suis pas le bienvenu ici », a lâché le créateur de contenu américain, visiblement choqué par cet accueil hostile, avant de couper brutalement son livestream sans autre explication. Une réaction qui tranche radicalement avec les scènes de liesse qu'il avait connues quelques heures plus tôt dans les rues d'Alger et lors de sa visite de la Grande Mosquée.

Les ultras algériens, gardiens farouches de leur anonymat

Pour comprendre cette réaction violente, il faut plonger dans la culture des groupes ultras du football algérien. Ces supporters acharnés cultivent un rapport quasi sacré à leur intimité et refusent catégoriquement toute présence médiatique non sollicitée. Filmer leurs visages ou leurs tifos constitue une ligne rouge qu'aucun étranger ne doit franchir, fût-il une star mondiale du streaming.

Plusieurs observateurs ont tenu à préciser que cette hostilité ne relevait pas du racisme, contrairement à ce que certains commentaires sur les réseaux sociaux ont pu suggérer. « Ce sont uniquement les ultras extrémistes du club qui ont agi de manière agressive », a expliqué un commentateur, rappelant les codes stricts qui régissent ces groupes de supporters à travers le monde du football.

L'ironie de la situation n'a échappé à personne : le stade porte le nom de Nelson Mandela, figure mondiale de la lutte contre les discriminations. Un paradoxe qui a alimenté les discussions sur les réseaux sociaux, où l'actualité sportive algérienne fait régulièrement parler d'elle.

Une tournée africaine ternie par les polémiques

Cet incident algérois n'est pas le premier accroc de la tournée « Speed Does Africa ». Quelques jours plus tôt, le streameur n'avait pas pu atterrir en Namibie comme prévu, les permis d'aviation nécessaires n'ayant pas été soumis à temps. Une défaillance logistique qui avait provoqué la colère des fans namibiens impatients de rencontrer leur idole.

Lancée le 29 décembre 2025 depuis l'Angola, cette aventure titanesque prévoyait la traversée de vingt nations africaines en vingt-neuf jours, avec une diffusion intégrale en direct. Après des étapes remarquées en Afrique du Sud, en Égypte, en Éthiopie, au Kenya et au Rwanda, où les foules l'avaient accueilli en héros, l'Algérie restera comme la première véritable déconvenue de ce périple continental.

Sur le terrain, c'est le MC Alger qui a remporté ce derby de la Supercoupe grâce à un but de Zakaria Naïdji (1-0). Mais la victoire sportive a été éclipsée par la polémique née de l'expulsion du streameur américain. Les images de sa fuite précipitée ont fait le tour des réseaux sociaux, ternissant l'image de l'hospitalité algérienne aux yeux de millions d'internautes à travers le monde.

iShowSpeed, sacré « créateur le plus influent de 2025 » par le magazine Rolling Stone, n'a toujours pas publié de déclaration officielle sur cet incident. Sa tournée africaine, qui devait s'achever le 26 janvier avec une révélation de son test ADN, continue malgré tout, laissant derrière elle une Algérie divisée entre fierté ultra et embarras international.

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