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Loi de finances italienne 2026 : ce qui change pour les Français d'Italie

Le Parlement italien a définitivement adopté le 30 décembre 2025 la loi de finances 2026. Cette manœuvre budgétaire de 22 milliards d'euros contient plusieurs mesures fiscales qui concernent directement les quelque 50 000 Français établis dans la Péninsule. Entre hausse de la flat tax pour les nouveaux arrivants et allègement de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes, tour d'horizon des changements à anticiper.

Le gouvernement de Giorgia Meloni poursuit sa stratégie d'attractivité fiscale tout en ajustant ses curseurs. La mesure phare concerne le régime des neo-residenti, créé en 2016, qui permet aux contribuables ayant résidé hors d'Italie pendant au moins neuf des dix dernières années de s'acquitter d'un impôt forfaitaire annuel sur leurs revenus de source étrangère.

La flat tax passe à 300 000 euros

Initialement fixée à 100 000 euros lors de sa création, cette flat tax qui séduit les investisseurs avait déjà été doublée à 200 000 euros en août 2024. La loi de finances 2026 franchit un nouveau palier en portant ce montant à 300 000 euros par an pour les personnes transférant leur résidence fiscale en Italie à compter du 1er janvier 2026. Le forfait pour chaque membre de la famille passe également de 25 000 à 50 000 euros.

Point crucial pour les Français déjà installés : les bénéficiaires actuels du régime conservent les conditions initialement applicables. « La loi ne disposant que pour l'avenir », aucune augmentation rétroactive n'est à craindre pour ceux ayant opté pour ce dispositif avant les relèvements successifs.

Allègement de l'IRPEF pour les revenus intermédiaires

Bonne nouvelle pour les contribuables aux revenus moyens : la deuxième tranche de l'IRPEF (l'équivalent italien de l'impôt sur le revenu) passe de 35 % à 33 % pour les revenus compris entre 28 001 et 50 000 euros annuels. Les autres tranches demeurent inchangées : 23 % jusqu'à 28 000 euros et 43 % au-delà de 50 000 euros. Cette baisse représente une économie non négligeable pour de nombreux salariés en Italie.

En revanche, les hauts revenus dépassant 200 000 euros annuels verront une réduction de 440 euros sur le montant total des dépenses éligibles à la déduction fiscale standard de 19 %. Une mesure de compensation qui cible explicitement les plus aisés.

Le régime impatriati, très prisé des cadres français mutés en Italie, reste quant à lui préservé. Ce dispositif permet aux travailleurs transférant leur résidence fiscale en Italie de bénéficier d'une exonération de 50 à 60 % de leur impôt sur le revenu pendant cinq ans, dans la limite de 600 000 euros de revenus annuels. Les projets de durcissement évoqués lors des débats parlementaires n'ont finalement pas été retenus.

Pour les retraités français tentés par le sud de l'Italie, la flat tax à 7 % demeure accessible. Ce régime avantageux, valable neuf ans, impose toutefois de s'installer dans une commune de moins de 20 000 habitants située dans l'une des huit régions méridionales : Sicile, Calabre, Sardaigne, Campanie, Basilicate, Abruzzes, Molise ou Pouilles.

Autre nouveauté à surveiller : la taxation des plus-values sur crypto-actifs passera à 33 % dès 2026. Une option exceptionnelle permet en 2025 de revaloriser ses actifs numériques moyennant un impôt substitutif de 18 %, stratégie potentiellement intéressante pour les détenteurs importants de cryptomonnaies.

Enfin, la rottamazione quinquies offre une opportunité de régularisation fiscale pour les dettes confiées à l'administration entre 2000 et 2023. Les contribuables peuvent éteindre leurs arriérés sans payer pénalités ni intérêts de retard, avec possibilité d'échelonnement sur neuf ans. La demande doit être déposée avant le 30 avril 2026.

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