CPF 2026 : le reste à charge passe à 103 euros, voici qui peut encore y échapper
Mauvaise nouvelle pour les salariés souhaitant se former : depuis le 1er janvier 2026, la participation financière obligatoire pour mobiliser son Compte Personnel de Formation (CPF) est passée à 103,20 euros. Une hausse qui intervient après l'instauration de ce reste à charge en mai 2024. Toutefois, plusieurs catégories de Français peuvent encore bénéficier de formations gratuites.
L'époque où l'on pouvait utiliser l'intégralité de ses droits CPF sans débourser un centime est bel et bien révolue. Un arrêté publié au Journal officiel le 1er janvier 2026 a officialisé la revalorisation de la participation forfaitaire obligatoire, désormais fixée à 103,20 euros contre 102,23 euros l'année précédente. Cette indexation sur l'inflation, prévue par le décret du 29 avril 2024, s'applique à toute personne souhaitant s'inscrire à une formation via la plateforme Mon Compte Formation.
Concrètement, même si vos droits CPF sont suffisants pour financer l'intégralité de votre formation, vous devrez obligatoirement régler cette somme de votre poche. « Ce montant est obligatoire et ne peut pas être couvert par vos droits CPF », précise le site officiel moncompteformation.gouv.fr. Le paiement s'effectue directement lors de l'inscription, par carte bancaire.
Demandeurs d'emploi et victimes d'accidents du travail exonérés
Fort heureusement, le législateur a prévu des exceptions pour ne pas pénaliser les publics les plus vulnérables. Les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail sont totalement exonérés de cette participation. Une mesure logique puisque ces derniers ne disposent généralement pas de revenus stables pour financer ce reste à charge.
Les victimes d'accidents du travail ou de maladies professionnelles bénéficient également d'une exonération totale, à condition de présenter un taux d'incapacité permanente d'au moins 10%. De même, les titulaires d'un Compte Professionnel de Prévention (C2P) qui mobilisent leurs points pour accéder à un emploi moins exposé aux risques professionnels ne paieront rien.
L'employeur peut prendre en charge la participation
Pour les salariés en poste, une solution existe : solliciter son employeur ou son OPCO (Opérateur de compétences). En effet, lorsqu'un financement complémentaire est accordé par l'entreprise ou l'organisme de branche, le salarié est automatiquement exonéré du reste à charge. « Les titulaires qui bénéficient d'un financement de la part de leur employeur ne sont pas redevables de cette participation », confirme le ministère du Travail.
Cette option représente un levier intéressant, notamment dans le cadre du plan de développement des compétences de l'entreprise. Les salariés français ont donc tout intérêt à négocier avec leur direction des ressources humaines avant de s'engager seuls dans une formation.
Rappelons que le CPF permet d'acquérir 500 euros de droits par année travaillée à temps plein, dans la limite d'un plafond de 5 000 euros. Ce montant grimpe à 800 euros annuels pour les profils les moins qualifiés, avec un plafond porté à 8 000 euros. Un dispositif qui, malgré ce reste à charge, demeure un outil précieux pour évoluer professionnellement ou se reconvertir. Les suppressions de postes annoncées récemment, comme chez Capgemini, rappellent l'importance de maintenir son employabilité à jour.