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PEA 2026 : plafond 150 000 €, impôts et retraits après 5 ans

Vous voulez placer une partie de votre épargne en actions sans payer d’impôt sur les gains ? Le PEA le permet, sous conditions. Plafonds, fiscalité 2026, retraits, frais, et ce qui se passe si vous partez vivre au Maghreb ou ailleurs.

Deux calculatrices, deux billets de 100 euros et des pièces sur un fond beige. Photo : olia danilevich / Pexels
Réponse rapide

Le PEA s’ouvre uniquement si l’on est fiscalement domicilié en France. On peut y verser jusqu’à 150 000 €, 225 000 € en cumul avec un PEA-PME-ETI. Après cinq ans, les gains retirés échappent à l’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux, de 18,6 % pour un retrait en 2026.

Le PEA permet d’investir en Bourse dans des entreprises européennes avec un avantage fiscal qui grandit avec le temps. Ses règles sont strictes : un retrait trop tôt ou un versement de trop ferme le plan. Voici comment il fonctionne en 2026.

Ceci n’est pas un conseil en investissement. Les informations de cette page sont données à titre indicatif, à partir de sources citées dans nos articles. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle. Les taux, plafonds et conditions évoluent : vérifiez-les auprès de l’établissement avant toute décision, et demandez conseil à un professionnel agréé si besoin.

Qui peut ouvrir un PEA

Il faut être majeur et fiscalement domicilié en France. La nationalité ne compte pas, rappelle la fiche PEA de service-public.gouv.fr. Chacun n’a droit qu’à un seul PEA classique, bancaire ou assurance, sans compte joint ; dans un couple marié ou pacsé, chacun peut ouvrir le sien. La date d’ouverture est celle du premier versement : c’est elle qui fait courir le délai de cinq ans.

Les plafonds de versement

Le plafond porte sur les sommes versées : les gains réalisés dans le plan ne comptent pas. Le PEA jeune vise les majeurs rattachés au foyer fiscal de leurs parents, en général des étudiants de 25 ans au plus. Il devient un PEA classique à la fin du rattachement.

PEA classique, PEA-PME-ETI et PEA jeune
CritèrePEA classiquePEA-PME-ETIPEA jeune
Plafond de versements150 000 €225 000 € en cumul avec le PEA classique20 000 € tant que dure le rattachement
Titres visésActions européennes et fonds éligiblesPME et entreprises de taille intermédiaireComme le PEA classique
Cumul avec un PEA-PME-ETIOuiNon concernéNon

Source : fiche PEA de service-public.gouv.fr, vérifiée le 22 mai 2026.

Ce que l’on peut y placer

Le PEA accueille des actions de sociétés de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, et des fonds investis à plus de 75 % dans ces actions. Les obligations, les cryptoactifs (voyez notre guide sur les plateformes agréées MiCA) et les actions américaines achetées en direct n’y entrent pas.

Certains ETF « monde » sont pourtant éligibles grâce à la réplication synthétique : le fonds détient des actions européennes et un contrat d’échange avec une banque lui verse la performance de l’indice visé. Le revers est un risque lié à cette banque, encadré par des garanties. L’éligibilité figure dans le document d’informations clés du fonds. Les actions hors Europe se logent dans un compte-titres, avec souvent une retenue à la source à l’étranger : voyez notre guide sur les dividendes étrangers.

Fiscalité avant et après cinq ans

Dans le plan, dividendes et plus-values réinvestis ne sont pas imposés. Tout se joue au retrait, sur les seuls gains. Avant la fin de la cinquième année, selon impots.gouv.fr, ils subissent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, sauf option pour le barème. Après cinq ans, l’impôt sur le revenu disparaît, mais les 18,6 % restent dus.

Ce taux vient de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, qui a relevé la CSG sur les revenus de placement. Le PEA est concerné, l’assurance-vie non, comme nous l’expliquions à propos du PER et de la hausse de la CSG. Pour des gains antérieurs à 2018, des taux historiques peuvent s’appliquer : la banque fait le calcul.

Imposition des gains selon le moment du retrait
CritèreAvant 5 ansAprès 5 ansTitulaire non-résident
Impôt sur le revenu12,8 % ou barèmeNonNon, en France
Prélèvements sociaux en 202618,6 %18,6 %Non, en France
Sort du planClôture, sauf exceptionsMaintenu si retrait partielMêmes règles

Source : impots.gouv.fr, page modifiée le 17 juillet 2026, et BOFiP, version du 26 octobre 2026.

Après cinq ans, un retrait partiel ne ferme pas le plan et les versements restent possibles ; seul un retrait total le clôt. Avant cinq ans, tout retrait le ferme, sauf licenciement, invalidité ou retraite anticipée du titulaire ou de son conjoint, titres d’une société en liquidation, ou création ou reprise d’entreprise avec des sommes réinvesties sous trois mois. Le plan continue alors, mais sans nouveau versement.

Partir vivre à l’étranger

On ne peut pas ouvrir de PEA en étant non-résident, mais on peut garder le sien. Selon la doctrine fiscale du BOFiP, le départ n’entraîne plus la clôture, quel que soit le pays, sauf vers un État ou territoire non coopératif : le plan est alors clôturé et le gain imposé en France. Une fois non-résident, un retrait ou une clôture, même avant cinq ans, sort du champ de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux français. Votre pays de résidence peut toutefois l’imposer selon sa loi et sa convention fiscale avec la France. Si vous êtes de nouveau résident français au moment de la clôture, le droit commun revient : impôt et prélèvements sociaux avant cinq ans, prélèvements sociaux seuls après.

Avant le départ

  1. Noter la date d’ouverture

    Elle dit si le plan a passé le cap des cinq ans.

  2. Vérifier le pays d’arrivée

    Consultez la liste des États non coopératifs, fixée par arrêté, en vigueur à la date du départ.

  3. Prévenir la banque

    Demandez quelles opérations restent possibles pour un client non-résident.

Transfert et frais plafonnés

Un PEA se transfère en entier vers un autre établissement sans perdre sa date d’ouverture. Les frais sont plafonnés par un décret de février 2020, en vigueur depuis le 1er juillet 2020, rappelle le médiateur de l’Autorité des marchés financiers : 10 € à l’ouverture, droits de garde limités à 0,4 % de la valeur du plan, transactions à 0,5 % en ligne et 1,2 % sinon, transfert à 15 € par ligne cotée dans la limite de 150 €.

Derniers pièges : le compte espèces n’est pas rémunéré et le capital n’est pas garanti. Pour un besoin d’argent imprévu, une épargne disponible à côté, comme le Livret A, évite un retrait qui fermerait le plan.

Questions fréquentes

Peut-on ouvrir un PEA en vivant au Maghreb ?

Non, il faut être fiscalement domicilié en France. Un plan ouvert avant le départ peut être conservé, sauf départ vers un État non coopératif.

Que se passe-t-il si l’on dépasse le plafond ?

Le non-respect d’une règle de fonctionnement, comme le plafond, entraîne la clôture du plan.

Que devient le PEA au décès du titulaire ?

Il est clôturé. Les gains échappent à l’impôt sur le revenu, même avant cinq ans, mais les prélèvements sociaux sont dus.

Peut-on avoir deux PEA ?

Un seul PEA classique par personne, mais il se cumule avec un PEA-PME-ETI.

Journal des modifications

  • Mis à jour : première publication, le
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