France: nouvelle cyberattaque : les services en ligne de La Poste de nouveau paralysés ce 1er janvier 2026
Les sites et services en ligne de La Poste et de La Banque Postale sont à nouveau inaccessibles ce jeudi 1er janvier 2026, à la suite d’une nouvelle cyberattaque. Moins de deux semaines après un premier incident similaire, le groupe fait face à une nouvelle offensive numérique en pleine période de fêtes.
Ce jeudi 1er janvier 2026, les usagers de La Poste ont découvert, à leur grande frustration, une nouvelle panne totale de ses services numériques. Le site laposte.fr et une partie des services en ligne, notamment ceux de La Banque Postale, sont à nouveau inaccessibles. Une situation qui intervient moins de deux semaines après une première cyberattaque, survenue juste avant Noël, déjà attribuée à des hackers prorusses.
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Sur la page d’accueil du site, un message laconique confirme la situation : « Nos systèmes d’information font actuellement face à une cyberattaque ». En conséquence, les outils de suivi Colissimo, les espaces clients et certaines applications bancaires sont inaccessibles depuis ce matin. En pleine période de retours et d’échanges post-fêtes, cette panne tombe particulièrement mal pour des milliers d’usagers encore dans l’attente de leurs colis ou de transactions bancaires en ligne.
La Poste assure mobiliser ses équipes techniques pour rétablir la situation au plus vite, tout en présentant ses excuses pour les désagréments. Le groupe affirme que la distribution physique du courrier et des colis se poursuit normalement, mais reconnaît que le suivi en ligne demeure perturbé. Les services Digiposte et Identité Numérique semblent, pour l’heure, partiellement épargnés.
Une répétition de la cyberattaque de Noël
Cette offensive survient seulement dix jours après une première attaque massive, lancée le 22 décembre 2025. Celle-ci avait déjà provoqué une paralysie d’ampleur nationale : Colissimo, La Banque Postale, Digiposte et La Poste Mobile avaient été fortement affectés. L’incident avait duré plusieurs jours, avant un retour progressif à la normale autour du 25 décembre. La Poste avait alors parlé d’un « incident de type déni de service » (DDoS), une attaque consistant à saturer les serveurs par un flot de requêtes pour en bloquer l’accès.
Les premières analyses laissent penser que l’attaque de ce 1er janvier reprend le même mode opératoire, sans intrusion directe dans les systèmes internes. Les autorités rappellent que ces offensives peuvent se dérouler par vagues, avec des pics de saturation et des phases d’accalmie. À ce stade, aucune donnée client ne semble compromise.
Des hackers prorusses à nouveau soupçonnés
Lors de l’épisode de décembre, le groupe de hackers prorusses NoName057(16) avait revendiqué l’attaque sur Telegram. Déjà connu pour avoir visé des institutions européennes et françaises, le collectif s’inscrit dans une campagne de déstabilisation numérique visant les pays soutenant l’Ukraine. Le parquet de Paris avait ouvert une enquête, confiée à la DGSI et à l’Unité nationale cyber.
Pour cette nouvelle offensive, aucune revendication officielle n’a encore été confirmée. Toutefois, plusieurs experts en cybersécurité estiment qu’il s’agit probablement d’une opération du même groupe ou d’un collectif allié, compte tenu des similarités techniques et du calendrier symbolique. Le choix du 1er janvier, jour férié et de faible activité institutionnelle, pourrait viser à maximiser l’impact médiatique. À lire également : Cyberattaque contre la CAF : les données de 8 millions de Français exposées.
La Poste a confirmé avoir déposé plainte et collabore avec les services de l’État pour identifier les auteurs et renforcer la sécurité de ses infrastructures. Les autorités recommandent aux usagers de ne pas multiplier les tentatives de connexion, de privilégier les démarches physiques en bureau de poste, et de suivre les communications officielles du groupe.
En quelques jours, La Poste est devenue une cible récurrente d’attaques numériques, symptôme d’une tension croissante sur les services publics français. Pour beaucoup, ces offensives successives rappellent la nécessité urgente de renforcer la cybersécurité nationale face à des menaces désormais constantes.