Melania Trump préside le Conseil de sécurité de l'ONU, une première historique
Melania Trump a marqué l'histoire le 2 mars 2026 en devenant la première conjointe d'un chef d'État en exercice à présider une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette séance, consacrée à l'éducation des enfants dans les zones de conflit, s'est tenue alors que les États-Unis assurent la présidence tournante de l'organe onusien en mars.
« Les États-Unis sont aux côtés de tous les enfants à travers le monde. J'espère que bientôt, la paix sera avec vous », a déclaré la Première dame américaine depuis le siège présidentiel du Conseil de sécurité. Un moment inédit qui restera dans les annales de l'organisation internationale, créée il y a plus de 80 ans.
Le thème choisi par Washington – les enfants, la technologie et l'éducation en période de conflit – n'est pas anodin. Melania Trump s'est personnellement impliquée ces derniers mois dans les négociations avec Moscou pour obtenir le rapatriement d'enfants ukrainiens enlevés par la Russie. « La connaissance, c'est le pouvoir », a-t-elle martelé, appelant les nations à « connecter le monde au savoir grâce à l'intelligence artificielle ».
Un accueil globalement chaleureux malgré les critiques
Les réactions des membres du Conseil ont été largement positives. L'ambassadeur français Jérôme Bonnafont a comparé sa présence à celle d'Eleanor Roosevelt lors de l'élaboration de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Rosemary DiCarlo, sous-secrétaire générale de l'ONU, a rendu « hommage à son engagement personnel » pour la réunification des familles séparées par les conflits. Même la Russie a « salué » sa présence.
Les chiffres présentés lors de cette réunion donnent la mesure de l'urgence : 473 millions d'enfants vivent actuellement dans des zones de conflit, 234 millions ont besoin d'un soutien éducatif et 85 millions sont totalement privés de scolarité. Plus de 2 370 attaques contre des écoles et des hôpitaux ont été vérifiées en 2024.
L'ombre des frappes sur l'Iran
Cette séance historique s'est toutefois déroulée dans un contexte particulièrement tendu. Deux jours plus tôt, les États-Unis et Israël lançaient des frappes militaires contre l'Iran, provoquant une escalade régionale majeure au Moyen-Orient.
L'ambassadeur iranien à l'ONU, Amir Saeid Iravani, n'a pas manqué de souligner cette contradiction. « Il est profondément honteux et hypocrite qu'au premier jour de leur présidence, les États-Unis aient convoqué cette réunion alors qu'en même temps, ils ont lancé des missiles qui ont frappé des villes iraniennes et des écoles, tuant des enfants », a-t-il lancé.
Pour Daniel Forti, analyste à l'International Crisis Group, cette visite ne changera pas l'attitude de l'administration Trump envers les Nations unies, rappelant le retrait américain de l'UNESCO et la prise de distance avec le représentant spécial de l'ONU pour les enfants dans les conflits armés. Cette initiative « va seulement renforcer les contradictions inhérentes à la politique américaine sur la guerre et la paix ». Aucune résolution n'a été adoptée à l'issue de cette réunion.