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Trump qualifie l'Iran de « mal incarné » au quatrième jour de l'offensive

Au quatrième jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, le président des États-Unis Donald Trump a tenu des propos particulièrement virulents à l'encontre de Téhéran. « L'Iran est le mal incarné, c'est une mauvaise graine », a-t-il déclaré ce mardi lors d'une intervention devant la presse, justifiant ainsi l'opération militaire d'envergure lancée conjointement avec Israël.

Cette déclaration intervient alors que les forces américaines et israéliennes poursuivent leurs frappes massives contre les infrastructures militaires iraniennes. « Si nous ne les avions pas attaqués en premier, ils l'auraient fait », a affirmé le locataire de la Maison Blanche, assurant que l'action préventive était nécessaire pour neutraliser la menace que représente le régime de Téhéran.

Le président américain s'est montré particulièrement satisfait de l'avancée des opérations. « Ils n'ont plus de marine, elle est anéantie. Ils n'ont plus d'armée de l'air, elle est anéantie », a-t-il martelé, affirmant que les États-Unis ont « à peu près tout détruit ». Une démonstration de force qui s'inscrit dans le cadre de l'« Opération Fureur épique » côté américain et de l'« Opération Lion rugissant » côté israélien.

Téhéran multiplie les ripostes

Face à cette offensive, l'Iran ne reste pas sans réagir. L'armée iranienne a affirmé mardi avoir lancé des attaques contre Israël et contre une base militaire américaine au Qatar. L'ambassade américaine à Riyad a également été touchée par deux drones, provoquant un incendie « limité » selon le ministère de la Défense saoudien. Des représailles qui témoignent de la détermination de Téhéran à venger la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué lors des premières frappes.

L'armée israélienne a par ailleurs revendiqué avoir éliminé un haut commandant iranien à Téhéran ce mardi, portant un coup supplémentaire à la chaîne de commandement du régime. Tsahal a également déployé des soldats à la frontière libanaise, laissant présager une extension possible du conflit vers le Hezbollah.

L'Europe appelle à la désescalade

La communauté internationale observe avec inquiétude l'escalade au Moyen-Orient. Le chancelier allemand Friedrich Merz a espéré mardi que cette guerre « s'achève le plus rapidement possible », soulignant les dommages qu'elle inflige aux économies européennes. Trump avait initialement évoqué une opération de « quatre semaines ou moins », mais a depuis évoqué une possible extension de quatre à cinq semaines.

Malgré la violence des combats, le président américain s'est dit « prêt à parler aux nouveaux dirigeants iraniens ». « Ils veulent parler et j'ai accepté de leur parler », a-t-il confié au magazine The Atlantic, tout en regrettant que Téhéran ait « trop attendu ». Une ouverture diplomatique qui contraste avec la rhétorique guerrière et les déclarations incendiaires du chef de l'exécutif américain, laissant planer le doute sur les véritables intentions de Washington dans ce conflit qui avait été précédé par l'envoi d'une armada américaine dans le golfe Persique dès janvier.

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