Trump affirme que le nouveau guide suprême iranien est « vivant mais blessé »
Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi qu'il pense que le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est « probablement vivant sous une forme ou une autre », mais « endommagé », selon des propos tenus lors d'une interview accordée à Fox News. Ces déclarations interviennent alors que le fils de l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné fin février lors de frappes conjointes américano-israéliennes, n'est pas apparu publiquement depuis sa nomination.
Mojtaba Khamenei, 55 ans, a été désigné guide suprême d'Iran le 9 mars par l'Assemblée des experts, succédant à son père tué dans une frappe aérienne à Téhéran. Depuis, son absence totale de la scène publique alimente les spéculations sur son état de santé réel. « Je pense qu'il est blessé, mais je pense qu'il est probablement vivant sous une forme ou une autre », a déclaré Trump à Fox News, faisant référence au nouveau dirigeant iranien.
Selon plusieurs sources israéliennes et iraniennes, Mojtaba Khamenei aurait été blessé lors des mêmes frappes qui ont coûté la vie à son père et à 49 autres hauts responsables iraniens. L'ambassadeur iranien à Chypre a confirmé que le nouveau guide souffrait de blessures aux jambes, aux bras et aux mains. Des médias internationaux évoquent également une fracture au pied, des ecchymoses autour de l'œil gauche et des coupures superficielles au visage.
Un silence inquiétant qui nourrit les doutes
Le fait que Mojtaba Khamenei n'ait pas prononcé personnellement de discours depuis sa nomination suscite des interrogations croissantes. Jeudi dernier, les médias d'État iraniens ont diffusé ce qu'ils ont présenté comme son « premier message », mais celui-ci a été lu par un présentateur, sans aucune apparition visuelle du guide.
Les autorités israéliennes, selon la chaîne 12, estiment que Mojtaba Khamenei est toujours en vie mais blessé. Cette évaluation rejoint les déclarations américaines sur l'état « endommagé » du nouveau dirigeant iranien. L'absence prolongée de Mojtaba alimente les spéculations sur sa capacité réelle à exercer ses fonctions de guide suprême.
Donald Trump, qui avait déclaré être « mécontent » de la nomination de Mojtaba Khamenei, qu'il qualifie de « poids léger », continue d'affirmer que Washington devrait avoir son mot à dire dans le choix du prochain dirigeant iranien. Le président américain avait qualifié Ali Khamenei de « l'une des personnes les plus maléfiques de l'Histoire » après sa mort.
Une succession dans le chaos
La succession d'Ali Khamenei intervient dans un contexte de tensions extrêmes entre l'Iran et l'axe américano-israélien. Les frappes du 28 février ont décapité une partie importante du leadership iranien, créant un vide de pouvoir sans précédent. La République islamique traverse l'une des périodes les plus critiques de son histoire depuis la révolution de 1979.
Les prochains jours seront déterminants pour évaluer la capacité de Mojtaba Khamenei à s'imposer comme nouveau guide suprême. Son silence persistant et son absence physique continuent de susciter des questions sur la stabilité du régime iranien. Les observateurs internationaux surveillent attentivement toute évolution, alors que la région reste sous haute tension.
L'Iran, de son côté, maintient officiellement que son nouveau guide est en fonction, malgré des blessures qualifiées de « légères » par les autorités. Téhéran a promis de riposter aux frappes ayant tué Ali Khamenei, mais le calendrier et l'ampleur d'une éventuelle réponse restent incertains compte tenu de la situation interne du pays.