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F-15 abattu en Iran : Trump lance un ultimatum de 48 heures

Les Gardiens de la révolution iraniens ont abattu vendredi deux avions de chasse F-15 de l'US Air Force. Si deux pilotes ont été secourus, un troisième reste porté disparu, sa tête mise à prix par Téhéran. Ce premier revers sérieux pour Washington intervient après un mois de frappes américano-israéliennes sur l'Iran, contredisant les assurances de Donald Trump sur une victoire rapide.

L'incident marque un tournant dans le conflit. Un F-15E Strike Eagle s'est écrasé sur le sol iranien le 3 avril, selon des sources concordantes. La Maison-Blanche a confirmé que Donald Trump avait été « tenu informé » de la situation. Les médias américains ont annoncé qu'un des deux aviateurs avait été secouru dans le sud-ouest de l'Iran, tandis qu'une course contre la montre s'engage pour retrouver le second, activement recherché par les deux camps.

Interrogé par NBC, le président américain a balayé l'impact de cette perte : « Cela ne change rien du tout » concernant d'éventuelles négociations avec Téhéran. « C'est la guerre », a-t-il martelé. Samedi, Trump a lancé un nouvel ultimatum de 48 heures à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz ou « déchaîner les enfers sur eux ». Sur Truth Social, il a menacé de « frapper et détruire leurs centrales électriques, en commençant par la plus grande ».

Contradictions et impatience à la Maison-Blanche

Cette semaine encore, Donald Trump assurait qu'il lui faudrait « deux à trois semaines » pour renvoyer l'Iran « à l'âge de pierre », affirmant que les objectifs militaires étaient presque atteints. Mais derrière ces déclarations, aucune feuille de route claire n'émerge. Les messages oscillent entre la volonté d'en finir rapidement et la menace d'un déploiement de troupes au sol pour débloquer le détroit d'Ormuz.

Après un mois de guerre, le président américain multiplie les menaces mais aussi les propos outranciers visant ses alliés. La France et Emmanuel Macron figurent parmi les cibles préférées du locataire de la Maison-Blanche, ainsi que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Cette impatience se traduit également par des changements de personnel brutaux.

Remaniement au Pentagone en pleine guerre

Donald Trump a limogé sa ministre de la Justice, Pam Bondi, tandis qu'un remaniement important secoue le Pentagone. Jeudi, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a remercié trois officiers supérieurs de l'armée de terre, dont le général Randy George, chef d'état-major de l'armée de terre et l'un des plus hauts gradés de l'armée américaine.

Selon deux responsables américains, le limogeage de George – en pleine guerre contre l'Iran – serait lié à des « clash de personnalités » et à des désaccords sur la promotion de quatre officiers. L'un d'eux a qualifié cette décision d'« insensée ». Pete Hegseth a justifié ce choix en déclarant qu'il voulait simplement « les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde ».

La Maison-Blanche a réclamé ces derniers jours au Congrès, pour 2027, une enveloppe de 1 500 milliards de dollars pour financer la défense du pays, soit une hausse de 40 % des dépenses militaires. Un chiffre qui illustre l'ampleur des ambitions – et des tensions – qui traversent l'administration Trump.

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