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Djanet, Tassili : Condé Nast Traveler vante le Sahara algérien

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Le magazine américain Condé Nast Traveler a consacré le 3 novembre un reportage à Djanet et au Tassili n'Ajjer, dans le Sud algérien. La saison du tourisme saharien y court d'octobre à avril : la précédente, d'octobre 2025 à avril 2026, a attiré près de 470 000 touristes, dont environ 47 000 étrangers, selon la ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Houria Meddahi.

Ces chiffres ont été présentés le 25 avril à Alger, lors d'une rencontre d'évaluation de la saison 2025-2026 avec les directeurs du tourisme de plusieurs wilayas du Sud, selon l'APS, reprise par Algérie Eco. Sur l'année civile 2025, de janvier à décembre, les wilayas du Sud ont reçu environ 750 000 touristes, dont près de 65 000 étrangers. La ministre a précisé que « le parc hôtelier des wilayas du Sud compte 258 établissements, offrant une capacité d'accueil de 20.000 lits », et que 21 projets doivent être réceptionnés en 2026.

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Le Grand Sud reste desservi depuis la capitale : Djanet et Tamanrasset disposent chacune d'un aéroport relié à Alger par Air Algérie, rappelle Algérie360. En décembre 2024, la compagnie avait déjà renforcé ses liaisons vers les villes phares du tourisme saharien.

Condé Nast Traveler raconte neuf jours entre Alger et Djanet

Intitulé « Why the Algerian Sahara Should Be Your Next Off-Grid Adventure », le reportage de la journaliste Heather Richardson, publié le 3 novembre par Condé Nast Traveler, décrit un circuit de neuf jours entre Alger et Djanet. Elle a voyagé avec Explore Worldwide, un voyagiste britannique qui propose des circuits en Algérie depuis le début de l'année 2026. Algérie Eco, qui a résumé le reportage, relie cette initiative à la volonté des autorités de développer le tourisme et de diversifier les revenus du pays, traditionnellement dépendant des hydrocarbures. Le texte décrit l'immensité des paysages, le calme du désert et le patrimoine naturel et historique du Tassili n'Ajjer.

Le magazine rappelle que l'Algérie reçoit encore moins de touristes que le Maroc ou l'Égypte, et que le pays s'est fixé pour objectif de multiplier par quatre le nombre de ses visiteurs à l'horizon 2030. Début 2026, le Washington Post qualifiait déjà l'Algérie de « géant endormi du tourisme ».

Côté pratique, selon Algérie Eco, le reportage conseille d'emporter des devises, les paiements par carte bancaire étant peu répandus et les distributeurs parfois peu fiables. Il rappelle qu'il faut une autorisation préalable pour obtenir le visa à l'arrivée, et que l'importation de drones et de jumelles est interdite.

L'agenda culturel du Sud s'est aussi rempli. À Djanet, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a ouvert le 20 octobre la première édition du Festival international de l'art rupestre en Algérie (20-24 octobre), selon l'APS. À Timimoun, le Festival international de cerfs-volants et de montgolfières a commencé le jeudi 29 octobre avec plus de 70 sportifs, nationaux et étrangers, rapporte l'agence, et le 2e Festival international du court métrage s'est ouvert le jeudi 5 novembre avec 36 films. La 8e édition du Festival international du tourisme saharien doit se tenir à Adrar : un communiqué du ministère du Tourisme annonçait en août les dates du 12 au 14 novembre, mais le directeur du tourisme de la wilaya, Abderrahmane Khouna, a évoqué fin septembre le mois de décembre, selon l'APS.

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Visa à l'arrivée : agence agréée obligatoire, tarifs en débat

Le visa à l'arrivée, instauré en 2023, a bénéficié à près de 39 000 touristes étrangers de 120 nationalités depuis son lancement, selon les chiffres présentés le 20 juillet au ministère du Tourisme, rapporte Algérie Eco. France Diplomatie précise qu'il s'agit de visas de régularisation accordés « dans le cadre de voyages en groupe organisés par des agences de voyage agréées », pour un programme comprenant au moins une wilaya d'une liste de 24, dont Djanet, Tamanrasset, Illizi, Timimoun, Béni Abbès, Béchar et Adrar. Le visa est valable trente jours au plus : l'agence transmet à ses clients une autorisation d'embarquement avec un QR code, et les frais sont payés à l'arrivée.

Les droits de timbre sont fixés par l'article 48 de la loi de finances 2025 : de 5 000 dinars pour un ou deux jours à 50 000 dinars pour un séjour de 16 à 30 jours, selon Algérie360. L'article 38 du projet de loi de finances 2027 propose trois tranches : 10 000 dinars de 1 à 7 jours, 15 000 de 8 à 15 jours et 20 000 de 16 à 30 jours. Le texte doit encore être voté par le Parlement ; il ferait baisser le prix des longs séjours mais doubler celui des visas d'un ou deux jours.

Sur la sécurité, France Diplomatie place le « Sahara et zones désertiques (autour de Tamanrasset) » en vigilance renforcée et rappelle qu'« il n'est pas possible de voyager sans guide dans le Sahara algérien ». Les randonnées y sont possibles après accord des autorités locales, sur des parcours surveillés par l'armée et avec une escorte. Les zones frontalières restent formellement déconseillées, sauf au nord de Tébessa.

Photo : dunes de Ouan Zaouten, Tadrart rouge, région de Djanet. Camille Gillet, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.

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