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Collision de trains en Andalousie : au moins 39 morts et des dizaines de blessés dans l’un des pires accidents ferroviaires récents en Espagne

Un accident ferroviaire meurtrier s’est produit dimanche 18 janvier près d’Adamuz, en Andalousie (province de Cordoue), lorsqu’un train à grande vitesse a déraillé avant de percuter un autre convoi en sens inverse, faisant au moins 39 victimes et plus d’une centaine de blessés. Ce drame secoue l’Espagne et relance les questions sur la sécurité du réseau à grande vitesse.

Dans la soirée du dimanche18 janvier, vers 19 h 45 (heure locale), un train à grande vitesse de la compagnie privée Iryo, reliant Málaga à Madrid, a quitté brusquement sa voie à hauteur de la petite commune d’Adamuz, dans le sud de l’Espagne, avant de pénétrer sur la voie adjacente où circulait un train de la compagnie publique Renfe en direction de Huelva, selon les autorités espagnoles rapportées par RTVE et Reuters.

Le bilan humain de ce qui est désormais qualifié d’accident ferroviaire l’un des plus meurtriers de ces dernières années en Espagne s’est rapidement alourdi. Alors que des premiers communiqués faisaient état de 21 morts et 25 blessés graves, les chiffres officiels ont depuis été révisés à la hausse : au moins 39 personnes ont perdu la vie dans la collision et des dizaines d’autres ont été blessées, dont plusieurs dans un état critique, a confirmé la police espagnole citée par Al Jazeera et d’autres médias.

Les secours, mobilisés toute la nuit, ont dû affronter des conditions difficiles pour évacuer les victimes et secourir les passagers piégés dans les carcasses des wagons. Dans certains cas, des survivants ont dû briser les vitres à l’aide de marteaux d’urgence pour s’extraire des voitures écrasées, ont rapporté des témoins à la presse locale et internationale.

Un drame sur une ligne récemment rénovée

Selon les premières informations de la presse espagnole, l’accident s’est déroulé sur une section de ligne à grande vitesse récemment rénovée, ce qui interroge les autorités et les experts. Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a qualifié l’incident de « véritablement étrange » dans un contexte où les infrastructures avaient été modernisées récemment et où les conditions d’exploitation n’étaient pas réputées dangereuses.

Pour l’heure, les causes exactes du déraillement initial restent inconnues et font l’objet d’une enquête officielle. Le fait que l’un des trains impliqués, exploité par Iryo, soit relativement neuf renforce les interrogations des spécialistes ferroviaires.

Les réactions de solidarité ont afflué après la tragédie. Sur les réseaux sociaux, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a écrit : « Ce soir est une nuit de profonde tristesse pour notre pays », tout en exprimant son soutien aux familles des victimes et aux blessés. De nombreux messages de condoléances ont également été publiés par des dirigeants européens et des responsables politiques espagnols.

L’accident a provoqué l’interruption temporaire du trafic ferroviaire à grande vitesse entre Madrid et plusieurs villes andalouses, notamment Séville, Malaga et Huelva, le temps que les autorités puissent sécuriser le réseau et procéder aux opérations de nettoyage et d’enquête sur place.

Ce drame rappelle que malgré la réputation d’efficacité du réseau à grande vitesse espagnol — l’un des plus étendus d’Europe —, les risques liés aux accidents ferroviaires restent présents. Des questions sur la maintenance, la signalisation et la surveillance des voies pourraient être soulevées dans les jours à venir à mesure que l’enquête progresse.

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