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Coupe du monde 2026 : l'Algérie joue sa survie face à la Jordanie

Battue d'entrée par l'Argentine de Lionel Messi (3-0), l'Algérie joue déjà une grande partie de son avenir à la Coupe du monde 2026 ce lundi soir face à la Jordanie. Le coup d'envoi de ce deuxième match du groupe J sera donné dans la nuit de lundi à mardi, à 5h00 (heure de Paris) le 23 juin, au Levi's Stadium de Santa Clara, en Californie. Avec zéro point au compteur, les Fennecs de Vladimir Petkovic n'ont plus le droit à l'erreur.

Le scénario est limpide : dans un groupe dominé par l'Argentine, championne du monde en titre, la lutte pour la qualification se joue désormais entre l'Algérie, la Jordanie et l'Autriche. Or les Verts et les Jordaniens partagent la même misère comptable après la première journée. Battue 3-0 par l'Albiceleste, l'Algérie a vu la Jordanie s'incliner de son côté 3-1 face à l'Autriche. Ce duel des mal-classés a donc des allures de match couperet : le perdant verra ses espoirs de qualification réduits à presque rien avant l'ultime journée.

Pour Vladimir Petkovic, l'heure n'est plus aux expérimentations. Le sélectionneur franco-suisse, arrivé pour redonner une colonne vertébrale à une sélection en quête de repères depuis l'épopée de 2019, sait que son équipe a déçu face à l'Argentine. Le visage affiché ce soir-là, marqué par l'impuissance offensive et les errements défensifs, a nourri l'incompréhension d'un public algérien habitué à plus de combativité. Le technicien doit désormais trouver les ressources mentales et tactiques pour relancer une machine grippée.

Un match à élimination directe pour les Fennecs

La situation comptable ne laisse aucune marge de manœuvre. Avec six points, l'Argentine a déjà fait le plus dur et caracole en tête. L'Autriche, deuxième avec trois unités, a pris une option sérieuse sur la qualification. Derrière, l'Algérie et la Jordanie se disputent les miettes à zéro point. Une défaite, ou même un match nul, compliquerait terriblement l'équation pour les Verts, qui devraient alors espérer un concours de circonstances lors de la dernière journée.

La victoire est donc impérative. Les hommes de Petkovic devront afficher un tout autre visage que face à l'Argentine, où le pressing a été inexistant et les transitions trop lentes. L'enjeu est aussi psychologique : une sélection qui a beaucoup donné pour revenir au premier plan ne peut pas se permettre de quitter la scène mondiale par la petite porte, après une si longue absence. Les supporters, venus en nombre soutenir les Fennecs sur le sol américain, attendent une réaction d'orgueil.

Pour y parvenir, le sélectionneur dispose d'un groupe largement renouvelé, dans lequel il a misé sur plusieurs binationaux ciblés ces derniers mois pour densifier son effectif. La gestion des cadres et des jeunes talents, dont certains évoluent dans les meilleurs championnats européens, sera déterminante. Petkovic devra aussi composer avec les pépins physiques qui ont émaillé la préparation, comme l'illustre le cas très médiatisé de son gardien Luca Zidane, retenu malgré sa blessure.

La Jordanie, un adversaire à ne pas sous-estimer

En face, la Jordanie n'a rien à perdre et tout à gagner. Pour sa toute première participation à une Coupe du monde, la sélection dirigée par Jamal Sellami a déjà créé l'événement en se qualifiant pour le tournoi planétaire. Si elle s'est inclinée face à l'Autriche, l'équipe a montré qu'elle savait se montrer dangereuse, notamment sur les phases arrêtées et lors de transitions rapides. Forte de son parcours récent jusqu'en finale de la Coupe d'Asie, la Jordanie aborde ce rendez-vous sans complexe.

Le danger est réel pour l'Algérie, qui devra se méfier d'un adversaire libéré et galvanisé par l'idée de marquer l'histoire de son football. Les Jordaniens s'appuieront sur un bloc compact et sur la vitesse de leurs attaquants pour piéger une défense algérienne apparue fébrile face à l'Argentine. Sellami, fin connaisseur du football arabe, a fait de la discipline collective et de l'agressivité maîtrisée les marques de fabrique de son équipe.

Sur le papier, l'Algérie possède un effectif plus expérimenté et techniquement supérieur. Mais une Coupe du monde se gagne autant dans les têtes que sur le terrain, et les Verts ont déjà prouvé par le passé qu'ils pouvaient être leur propre pire ennemi. La pression, le décalage horaire et l'altitude émotionnelle de ce match couperet pourraient peser. Une chose est sûre : ce Jordanie-Algérie, programmé au cœur de la nuit pour les téléspectateurs du Maghreb et d'Europe, s'annonce comme un tournant majeur de la phase de groupes.

Les Fennecs n'ont plus le choix : pour continuer de rêver d'un parcours digne de leur statut, ils doivent l'emporter et lancer enfin leur Coupe du monde. Rendez-vous est pris dans la nuit de lundi à mardi pour un match qui pourrait sceller, dès la deuxième journée, le sort d'une sélection algérienne attendue au tournant par tout un pays.

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