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« Jazz n’ Maghreb 2 » à Paris : un pont musical entre les deux rives de la Méditerranée

Ce jeudi soir à Paris, la scène de l’ECUJE résonne des sons mêlés du oud, du saxophone et de la derbouka. Le concert « Jazz n’ Maghreb 2 », porté par le Casbah Band de Jean-Claude Ghrenassia et la chanteuse Stephy Haïk, célèbre le dialogue entre jazz et musiques nord-africaines. Un événement qui incarne la vitalité du lien culturel entre les deux rives de la Méditerranée.

Après une première édition remarquée, ce second opus s’inscrit dans le cadre du Festival Confluences, organisé par la Ville de Paris. Le public y retrouve une fusion musicale sincère, sans artifice : jazz, chaâbi et musiques andalouses dialoguent librement, comme dans une conversation entre musiciens d’horizons différents. *« Ce que nous faisons, c’est une rencontre, pas une performance »*, confie Jean-Claude Ghrenassia, oud à la main. *« Le jazz et la musique maghrébine partagent une même liberté, une même émotion »*.

Le concert réunit des musiciens venus d’Algérie, de France et du Maroc, parmi lesquels le percussionniste Kamel Djenidi et le contrebassiste Philippe Davenet. Ensemble, ils revisitent des standards du jazz en y insufflant les rythmes du désert et les nuances du raï. Dans la salle, le public — nombreux et divers — réagit avec enthousiasme à ces sonorités qui semblent abolir les frontières. *« On se sent à la fois à Alger, Paris et New York »*, s’amuse une spectatrice émue.

Une scène musicale au cœur du dialogue mediterraneen

Au-delà de la soirée, « Jazz n’ Maghreb 2 » illustre une tendance de fond : la montée en puissance d’une scène musicale transméditerranéenne, à la croisée des cultures. Des artistes comme Dhafer Youssef, Ibrahim Maalouf ou Souad Massi ont déjà ouvert la voie. À Paris, Marseille ou Tunis, les initiatives de ce type se multiplient, soutenues par des institutions comme l’Institut du Monde Arabe ou le MuCEM.

Pour les organisateurs, cette édition 2026 veut rappeler que la Méditerranée n’est pas qu’un espace de tensions, mais aussi un **territoire de création et d’universalité**. *« La musique est un langage commun, elle traverse les rives et les générations »*, conclut Stephy Haïk. Dans un contexte mondial marqué par les fractures, la scène de l’ECUJE offre, le temps d’une soirée, un souffle de fraternité et d’harmonie — fidèle à l’esprit du jazz comme à celui de la Méditerranée.

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