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Les Émirats arabes unis rejoignent la coalition militaire contre l'Iran

Les Émirats arabes unis ont officiellement rejeté toute proposition de cessez-le-feu avec l'Iran et annoncé leur participation à une coalition militaire internationale. Abou Dhabi exige le démantèlement complet du réseau de menaces iranien avant d'envisager toute négociation de paix.

L'ambassadeur des Émirats arabes unis aux États-Unis, Youssef Al Otaiba, a confirmé que son pays rejoindrait l'alliance militaire mise en place pour la réouverture du détroit d'Ormuz. Dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal, le diplomate a été catégorique : « Un simple cessez-le-feu ne suffit pas. Nous avons besoin d'une issue conclusive qui traite l'ensemble des menaces iraniennes : capacités nucléaires, missiles, drones, proxies terroristes et blocus des voies maritimes internationales. »

Depuis le début du conflit le 28 février 2026, l'Iran a effectivement fermé le détroit d'Ormuz, par lequel transite normalement un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole. Cette fermeture a provoqué une flambée des prix de l'énergie sur les marchés internationaux.

Les EAU, cible privilégiée des frappes iraniennes

Les Émirats ont été l'État du Golfe le plus fréquemment attaqué depuis le début des hostilités. Selon les données officielles, l'Iran a lancé plus de 357 missiles balistiques, 1 815 attaques de drones et 15 missiles de croisière contre des cibles émiraties. Ces attaques ont fait huit morts, dont deux militaires et six civils, ainsi que 161 blessés de 29 nationalités différentes.

Al Otaiba a toutefois souligné que 95 % des attaques iraniennes avaient été interceptées, témoignant de l'efficacité des systèmes de défense antimissile des Émirats. « L'Iran peut être reclus et même inhospitalier, mais il ne peut pas attaquer ses voisins, bloquer les eaux internationales ou exporter l'extrémisme », a-t-il ajouté.

Le diplomate a rappelé que les Émirats s'étaient préparés depuis des décennies à un tel scénario, construisant un oléoduc contournant le détroit d'Ormuz et accumulant des réserves souveraines de plus de 2 000 milliards de dollars.

Investissement massif de 1 400 milliards aux États-Unis confirmé

Malgré le conflit en cours, l'ambassadeur Al Otaiba a réaffirmé l'engagement des Émirats à respecter leur promesse d'investissement de 1 400 milliards de dollars aux États-Unis sur dix ans. Dans une lettre adressée au Conseil économique américano-émirien le 17 mars, il a écrit : « Le cadre d'investissement et économique de 1 400 milliards de dollars des EAU avec les États-Unis restera sur la bonne voie, avec des plans pour accélérer le déploiement et le financement. »

Cet accord, annoncé en mars 2025 lors de la visite du conseiller à la sécurité nationale émirati Sheikh Tahnoon bin Zayed à Washington, couvre l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs, l'énergie et la fabrication. Il positionne les Émirats comme le plus important partenaire économique régional des États-Unis.

Les pays du Golfe, qui avaient initialement mis en garde le président américain Donald Trump contre une guerre avec l'Iran, exhortent désormais Washington à poursuivre les frappes. Comme l'a résumé un responsable du Golfe : « Mettre fin à la guerre alors que l'Iran possède encore les outils qu'il utilise actuellement pour cibler le CCG serait un désastre stratégique. »

Cette escalade intervient alors que Netanyahu a appelé d'autres pays à rejoindre la guerre contre l'Iran, affirmant que certains dirigeants avaient déjà répondu favorablement. La guerre au Moyen-Orient continue ainsi de s'intensifier, faisant basculer la région dans une zone de danger extrême.

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