Frappes sur l'Iran : le chef d'état-major Abdolrahim Moussavi tué avec plusieurs généraux
La télévision d'État iranienne a confirmé dimanche 1er mars la mort du général Abdolrahim Moussavi, chef d'état-major des forces armées iraniennes, tué lors des frappes américaines et israéliennes qui ont décimé le haut commandement militaire du pays. Cette annonce intervient quelques heures après la confirmation du décès du Guide suprême Ali Khamenei, marquant un tournant historique pour la République islamique.
Selon les informations diffusées par la télévision d'État, Abdolrahim Moussavi figurait parmi les hauts responsables militaires présents lors d'une « réunion du Conseil de défense » ciblée par les frappes conjointes de l'opération baptisée « Epic Fury » par le Pentagone. Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a qualifié cette offensive de « plus létale, plus complexe et plus précise de l'histoire ».
Aux côtés de Moussavi, plusieurs figures clés du régime ont également péri. Mohammad Pakpour, commandant des Gardiens de la Révolution et ministre de la Défense, ainsi qu'Ali Shamkhani, conseiller proche du Guide suprême, comptent parmi les victimes. Au total, une trentaine de dirigeants et chefs militaires auraient été visés lors de ces frappes coordonnées.
Un officier chevronné nommé en juin 2025
Né en 1960 à Qom, Abdolrahim Moussavi était un vétéran de l'armée iranienne. Entre 2017 et 2024, il avait occupé le poste de commandant en chef de l'Artesh, l'armée régulière iranienne. Le Guide suprême l'avait nommé chef d'état-major des forces armées par décret en juin 2025, pour succéder à Mohammad Bagheri, lui-même tué lors de frappes israéliennes antérieures.
La mort de Moussavi s'inscrit dans une stratégie assumée par Washington et Tel-Aviv visant à décapiter l'appareil sécuritaire iranien. Le président Donald Trump a déclaré que l'objectif était de « détruire les capacités militaires et balistiques de l'Iran, empêcher Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire et, ultimement, renverser le régime ».
L'Iran promet des représailles
En réponse à ces frappes qui ont fait plus de 200 morts civils selon le Croissant-Rouge iranien, les Gardiens de la Révolution ont promis vengeance. Téhéran a déjà lancé des attaques contre 27 bases américaines au Moyen-Orient et plusieurs sites militaires israéliens, tandis que des missiles ont également touché l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et le Koweït.
Les autorités iraniennes ont annoncé 40 jours de deuil national après la mort du Guide suprême Ali Khamenei. Un conseil provisoire composé du président, du chef de la justice et d'un membre du Conseil des gardiens de la Constitution assumera les responsabilités jusqu'à l'élection d'un nouveau leader. La région retient son souffle face à cette escalade sans précédent.