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Dix condamnés pour cyberharcèlement contre Brigitte Macron

Un tribunal parisien a rendu son verdict ce lundi dans une affaire de cyberharcèlement contre la première dame française Brigitte Macron. Dix personnes ont été reconnues coupables d'avoir propagé en ligne des accusations fausses et malveillantes prétendant que l'épouse du président Emmanuel Macron serait née homme. Cette condamnation marque un tournant juridique majeur dans la lutte contre les campagnes de désinformation coordonnées qui visent les figures publiques.

Le tribunal a jugé que les commentaires incriminés dépassaient largement les limites de la liberté d'expression et de la satire. Les magistrats ont relevé que les contenus étaient "particulièrement dégradants, insultants et malveillants", rejetant catégoriquement la défense des accusés selon laquelle leurs publications constitueraient des blagues ou des critiques légitimes.

Des peines variables mais symboliques

Les condamnations ont varié selon les responsabilités de chacun. Delphine Jegousse, 51 ans, qui utilise le pseudonyme "Amandine Roy" sur les réseaux sociaux, a reçu la peine la plus lourde : six mois de prison ferme. Les autorités ont établi qu'elle avait joué un rôle majeur dans la propagation des rumeurs après avoir publié en 2021 une vidéo de quatre heures sur YouTube contenant ces accusations.

Aurélien Poirson-Atlan, 41 ans, connu sous le pseudonyme "Zoé Sagan", a été condamné à huit mois de prison avec sursis. Huit autres défendeurs ont reçu des peines avec sursis variant de quatre à huit mois. Tous les condamnés ont été ordonnés de suivre une formation de sensibilisation au cyberharcèlement et devront verser chacun 10 000 euros de dommages et intérêts à Brigitte Macron.

Ces accusations mensongères circulaient depuis des années dans les cercles d'extrême droite et les communautés complotistes en France et aux États-Unis. Elles prétendaient que la première dame serait née sous le nom "Jean-Michel Trogneux", qui est en réalité celui de son frère. Cette confusion volontaire a alimenté une campagne de désinformation particulièrement virulente.

Une action en justice transatlantique

Le couple présidentiel a également engagé une action en justice aux États-Unis en juillet dernier contre l'influenceuse conservatrice américaine Candace Owens. Le couple l'accuse d'avoir mené une "campagne mondiale d'humiliation" en produisant une série de contenus intitulée "Becoming Brigitte", répandant ces "fabulations viles" à une audience internationale.

Cette double offensive judiciaire reflète la détermination du couple Macron à combattre les campagnes de harcèlement coordonnées menées contre les figures publiques. Elle pose également des questions importantes sur les limites entre liberté d'expression, satire et cyberharcèlement dans l'ère numérique, particulièrement lorsque ces contenus visent délibérément à humilier et diffamer.

La condamnation parisienne constitue un précédent important pour les autorités françaises dans leur volonté de sanctionner les campagnes de désinformation massives orchestrées sur les réseaux sociaux. Elle pourrait servir de référence pour d'autres poursuites similaires visant à protéger les personnalités publiques du harcèlement en ligne coordonné. Cette affaire survient dans un contexte où la confiance des Français envers Emmanuel Macron a atteint des niveaux historiquement bas, soulignant les défis auxquels font face le couple présidentiel face aux critiques et aux attaques personnelles.

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