sfy39587stp17
Aller au contenu principal

Tempête en France : des rafales à plus de 100 km/h attendues près de Nice

Alors que la France subit depuis plusieurs semaines un défilé ininterrompu de perturbations, les météorologues alertent sur un nouvel épisode potentiellement dangereux. Une dépression qualifiée de « bombe météorologique » menace de frapper la moitié sud du pays entre mercredi 12 et vendredi 14 février, avec des rafales pouvant dépasser les 100 km/h. La Côte d'Azur et les Alpes-Maritimes se trouvent dans la zone à risque.

Le courant-jet, ce puissant flux d'altitude qui pilote les dépressions atlantiques vers l'Europe, reste particulièrement actif entre le 8 et le 14 février. Selon Météo-Paris, cette configuration atmosphérique favorise la formation rapide d'une dépression en Atlantique dès mercredi soir, qui devrait s'intensifier brutalement en se dirigeant vers la France. Le modèle européen anticipe des rafales « pouvant dépasser 150 km/h » dans les zones les plus exposées.

Ce phénomène, baptisé « bombe météorologique » par les spécialistes, se caractérise par une chute de pression extrêmement rapide au centre de la dépression, de l'ordre de 24 hectopascals en 24 heures. Un terme inventé par le météorologue suédois Tor Bergeron pour décrire ces dépressions à développement explosif, typiques de la saison froide.

La moitié sud dans le viseur, la Côte d'Azur concernée

Contrairement aux tempêtes habituelles qui balaient le nord-ouest de la France, cet épisode cible principalement la moitié sud du pays. Le courant d'altitude, particulièrement puissant sur le nord de l'Espagne, oriente les vents les plus forts entre le golfe de Gascogne et la Méditerranée. La zone d'impact s'étend au sud d'une ligne reliant La Rochelle à Clermont-Ferrand, puis aux Alpes du Sud et à la Corse.

La côte aquitaine, l'Occitanie, les plaines du Roussillon et le sud du Massif central figurent parmi les régions les plus menacées. Mais la région Provence-Alpes-Côte d'Azur n'est pas épargnée : le corridor méditerranéen et les Alpes du Sud se trouvent pleinement dans la trajectoire de cette perturbation. Le modèle allemand se montre « légèrement plus pessimiste » que son homologue européen, laissant entrevoir des conditions potentiellement plus sévères que les premières prévisions.

À Nice, les prévisions à court terme indiquent déjà un vent d'ouest soutenu avec des rafales atteignant 60 à 65 km/h ces prochains jours, un effet de foehn caractéristique de la région. Mais c'est à partir de jeudi que la situation pourrait se dégrader significativement avec l'arrivée du front perturbé par la mer, accompagné de pluies soutenues et de rafales nettement plus violentes.

Un hiver 2026 déjà marqué par des épisodes extrêmes

Cet épisode s'inscrit dans un hiver particulièrement agité. Début janvier, la tempête Goretti avait déjà placé la France en alerte rouge, avec des vents records atteignant 213 km/h à Barfleur, dans le Cotentin. Fin janvier, la tempête Ingrid avait à son tour frappé la Bretagne avec des rafales à 120 km/h. Les sols, gorgés d'eau depuis l'automne, sont saturés, ce qui accentue les risques de ruissellements et de crues rapides.

Ce mardi 10 février, 39 départements sont déjà en vigilance, dont 22 pour risque de crue. Sept départements sont en alerte pour vents forts, et les Alpes-Maritimes restent sous vigilance avalanches. Les événements météorologiques extrêmes se multiplient sur l'Hexagone depuis le début de l'année, rappelant les similitudes avec février 1990, mois au cours duquel des tempêtes majeures avaient balayé le pays.

Les autorités appellent à la plus grande prudence dans les jours à venir, en particulier pour les habitants de la moitié sud. Réduire sa vitesse sur les routes, éviter les zones boisées exposées, sécuriser les objets susceptibles d'être emportés par le vent et prévoir d'éventuelles coupures d'électricité font partie des recommandations. La situation reste évolutive et les prévisions seront affinées dans les prochaines heures.

sfy39587stp16