Allocations familiales 2026 : les nouveaux plafonds qui divisent les montants par deux
Depuis le 1er janvier 2026, les plafonds de ressources des allocations familiales ont été revalorisés de 1,8%. Pour les familles dont les revenus dépassent ces nouveaux seuils, les montants versés par la CAF seront automatiquement réduits de moitié, voire des trois quarts. Un changement qui impactera directement le budget de milliers de foyers français dès le versement de février.
Les allocations familiales constituent une aide essentielle pour près de sept millions de familles en France. Versées mensuellement par la Caisse d'allocations familiales, elles permettent de couvrir une partie des dépenses liées à l'éducation, l'alimentation et l'habillement des enfants. Toutefois, depuis 2015, le montant de cette prestation n'est plus uniforme : il varie selon les ressources du foyer.
Ce système de modulation repose sur trois tranches. Les familles aux revenus les plus modestes perçoivent le taux plein. Celles dont les revenus dépassent un premier plafond voient leurs allocations divisées par deux. Enfin, au-delà d'un second seuil, le montant est divisé par quatre. Ce mécanisme, conçu pour mieux cibler les aides vers les ménages qui en ont le plus besoin, fait l'objet de critiques récurrentes.
Les nouveaux seuils applicables en 2026
Pour l'année 2026, la CAF se base sur les revenus nets catégoriels de 2024. Pour une famille avec deux enfants, le plafond permettant de percevoir le taux plein est fixé à 79 980 euros annuels. Au-delà, les allocations passent de 151,05 euros à 75,53 euros par mois. Si les revenus excèdent 106 604 euros, le montant chute à 37,77 euros.
Les familles plus nombreuses bénéficient de plafonds plus élevés. Avec trois enfants, le seuil de la première réduction est porté à 86 644 euros, et celui de la seconde à 113 268 euros. Pour quatre enfants, ces limites atteignent respectivement 93 308 et 119 932 euros. À chaque enfant supplémentaire, les plafonds sont rehaussés de 6 664 euros.
Concrètement, une famille de trois enfants percevant jusqu'alors 344,56 euros mensuels verra son allocation tomber à 172,29 euros si ses revenus 2024 franchissent pour la première fois le seuil de 86 644 euros. Sur une année complète, cela représente une perte de plus de 2 000 euros, une situation qui s'ajoute aux inquiétudes liées à la réforme de l'allocation sociale unique.
Une majoration pour les enfants de plus de 14 ans
Le système prévoit également une majoration lorsqu'un enfant atteint l'âge de 14 ans. Cette prime vise à compenser les dépenses accrues liées à l'adolescence. Son montant varie lui aussi selon la tranche de revenus : 75,53 euros au taux plein, 37,77 euros au taux intermédiaire, et 18,88 euros au taux le plus bas.
Il est important de noter que cette majoration ne s'applique pas à l'aîné des familles de deux enfants. Pour les foyers plus nombreux, elle concerne tous les enfants à partir de leur quatorzième anniversaire. Les bénéficiaires d'autres aides de la CAF, comme l'APL, doivent également rester vigilants quant à leurs démarches administratives.
Un dispositif de lissage existe pour atténuer les effets de seuil. Lorsqu'une famille dépasse légèrement le plafond, un complément dégressif est versé afin d'éviter une chute brutale des prestations. Ce mécanisme permet une transition plus douce pour les ménages dont les revenus progressent modérément.
Les nouveaux montants seront effectifs sur le versement du 5 février 2026, la CAF réglant ses prestations à terme échu. Les allocataires concernés par une baisse recevront donc en janvier un montant identique à décembre, avant de constater la réduction le mois suivant. Pour vérifier leur situation, les familles peuvent consulter leur espace personnel sur le site caf.fr ou via l'application mobile.