Crédit, logement, santé : les astuces pour réduire vos assurances en 2026
Les Français doivent se préparer à une nouvelle vague de hausses sur leurs assurances en 2026. L'assurance habitation devrait grimper de 6 à 8%, l'auto de 4 à 5% et la complémentaire santé de 3 à 5%. Face à cette inflation, des solutions existent pour alléger la facture sans sacrifier sa couverture.
L'année 2026 s'annonce coûteuse pour les assurés français. Selon les projections du cabinet Facts & Figures et des principaux acteurs du secteur, les cotisations vont poursuivre leur ascension. Les sinistres climatiques, dont un épisode de grêle à Paris en mai 2025 ayant généré 196 millions d'euros de dégâts automobiles, expliquent en partie cette tendance. Le vieillissement de la population et la hausse du ticket modérateur, passé de 30 à 40% en 2024, pèsent également sur les mutuelles santé.
L'assurance de prêt : jusqu'à 60% d'économies grâce à la loi Lemoine
L'assurance emprunteur représente entre 25 et 40% du coût total d'un crédit immobilier. Bonne nouvelle : la loi Lemoine, votée en 2022, permet désormais de changer d'assurance à tout moment, sans attendre la date anniversaire du contrat. « Les emprunteurs peuvent réaliser plusieurs milliers d'euros d'économies sur la durée de leur prêt », confirment les courtiers spécialisés.
Cette loi supprime également le questionnaire médical pour les prêts dont le capital assuré n'excède pas 200 000 euros par emprunteur, à condition que le remboursement s'achève avant 60 ans. Une disposition qui bénéficie particulièrement aux personnes ayant des antécédents de santé. Le droit à l'oubli, renforcé, permet aux anciens malades du cancer de ne plus déclarer leur pathologie après cinq ans sans rechute.
Pour en profiter, comparez les offres de délégation d'assurance et soumettez le nouveau contrat à votre banque. Celle-ci dispose de dix jours ouvrés pour répondre et ne peut refuser que si les garanties ne sont pas équivalentes. Aucuns frais ne peuvent être facturés.
Habitation et santé : les leviers pour faire baisser la note
Côté assurance habitation, plusieurs stratégies permettent de contenir la hausse. L'installation d'équipements de sécurité – porte blindée, alarme certifiée, télésurveillance – peut justifier des tarifs préférentiels auprès de votre assureur. La mutualisation des contrats, en regroupant auto, habitation et santé chez le même prestataire, ouvre également droit à des réductions substantielles.
Autre levier souvent négligé : la franchise. En acceptant une somme plus élevée à votre charge en cas de sinistre, vous diminuez mécaniquement votre prime annuelle. Cette option convient particulièrement aux assurés qui déclarent peu de sinistres. Par ailleurs, certains acteurs comme Acheel proposent des tarifs parmi les plus compétitifs du marché, avec des offres à partir de 11,57 euros par mois pour les locataires.
Pour la complémentaire santé, les fonctionnaires bénéficient depuis le 1er janvier 2026 d'une prise en charge à 50% de leur mutuelle par l'employeur public, grâce à la généralisation de la Protection Sociale Complémentaire. Les salariés du privé peuvent, eux, réviser leurs garanties optionnelles – dentaire, optique – pour ajuster leur cotisation à leurs besoins réels.
Dans tous les cas, la comparaison régulière des offres reste le réflexe le plus efficace. Les tarifs varient considérablement d'un assureur à l'autre pour des garanties équivalentes. En période d'inflation, prendre le temps d'analyser son budget assurance peut rapporter plusieurs centaines d'euros par an.