Location immobilière : quelle surface pour 715 euros de loyer en France ?
Le marché locatif français affiche enfin une pause après des années de tension extrême. Selon l'Observatoire 2026 de LocService, le loyer moyen s'établit à 715 euros par mois pour 42 m². Une stabilité qui masque toutefois d'importantes disparités territoriales, où Paris reste hors de portée pour de nombreux ménages.
Pour la première fois depuis six ans, le marché de la location privée montre de timides signes de détente. La hausse des loyers s'est limitée à 0,6 % par rapport à 2024, un chiffre quasi imperceptible après les envolées des années précédentes. L'indicateur de tension locative de LocService est passé de 4,8 à 4,69, confirmant ce léger relâchement.
Cependant, cette accalmie générale ne profite pas à tous les territoires de la même manière. « L'Île-de-France demeure 82 % plus chère que la province », souligne l'étude basée sur plus de 100 000 offres et demandes analysées. À Paris, qui concentre à lui seul 12,5 % de la demande nationale, les prix atteignent des sommets vertigineux.
De 18 m² à Paris à 49 m² à Orléans
Avec un budget de 715 euros mensuels, les écarts de surface accessibles sont considérables selon les villes. Un locataire parisien devra se contenter de 18 m², soit à peine un studio. À Lyon, deuxième ville la plus chère, ce même budget permet d'obtenir 35 m². Les autres métropoles offrent des surfaces légèrement supérieures : 36 m² à Bordeaux, 38 m² à Marseille et Nantes, 40 m² à Rennes, ou encore 41 m² à Toulouse.
C'est dans les villes moyennes que le pouvoir locatif reste le plus favorable. À Dijon et Rouen, 715 euros donnent accès à 43 m². La palme revient à Orléans, où cette somme permet de louer un appartement de 49 m², soit près de trois fois la surface parisienne. Un constat qui explique l'attrait croissant des ménages pour ces agglomérations où la qualité du logement devient un critère déterminant.
Les petites surfaces toujours sous pression
La stabilisation des loyers cache des évolutions contrastées selon la typologie des biens. Les petites surfaces, studios et T1, continuent d'enregistrer de légères hausses. Elles représentent désormais 37 % des locations réalisées. À l'inverse, les logements familiaux voient leurs loyers reculer en moyenne, signe d'un rééquilibrage progressif.
En 2025, une chambre se louait autour de 473 euros, un studio 565 euros, un T2 atteint 750 euros. Pour un T3, il faut compter 914 euros, tandis qu'un T4 ou une maison se négocie à 1 054 euros. Le budget moyen déclaré par les candidats à la location s'élève quant à lui à 821 euros par mois.
Autre tendance marquante : près de six locations sur dix concernent désormais un logement meublé, une proportion nettement supérieure à celle observée avant la crise sanitaire. Ce phénomène s'explique par la fiscalité avantageuse du meublé et la flexibilité recherchée par les locataires comme les propriétaires face aux évolutions réglementaires.
Pour 2026, une stabilité générale est attendue sur le marché. Néanmoins, les zones tendues comme la région PACA ou l'Île-de-France pourraient continuer à faire exception, maintenant la pression sur les locataires les plus modestes.