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The Economist : la France « dans la merde », un constat sans appel

Le prestigieux hebdomadaire britannique The Economist, longtemps fervent défenseur d'Emmanuel Macron, a tranché : la France est « dans la merde ». Une expression crue qui résume la situation économique et politique désastreuse dans laquelle se trouve le pays en ce début 2026.

Dans son édition spéciale « The World in 2026 », le magazine libéral ne mâche pas ses mots. « Un véritable merde-show. La France est paralysée, et tout le monde est à blâmer. L'impasse budgétaire n'est qu'un symptôme de l'inutilité politique collective », écrit l'hebdomadaire dans une analyse sans concession de la situation française.

Le constat est d'autant plus cinglant que The Economist avait accompagné l'ascension d'Emmanuel Macron, voyant en lui l'homme providentiel capable de réformer l'Hexagone. Désormais, « la fin de partie a sonné pour le président de la République », tranche le journal.

Une dette qui explose, un budget introuvable

Les chiffres donnent le vertige. Selon l'Insee, la dette publique française a atteint 3 482 milliards d'euros fin 2025, soit 117,4 % du PIB. Un record historique. Pour 2026, l'Agence France Trésor devra émettre plus de 310 milliards d'euros de nouvelles dettes, du jamais-vu depuis la crise du Covid.

Le déficit public s'est établi à 5,4 % du PIB en 2025, soit 152 milliards d'euros. La France va emprunter un montant record cette année, dans un contexte où les taux d'intérêt des obligations françaises atteignent 3,5-3,6 %, leur plus haut niveau depuis novembre 2011.

Plus préoccupant encore : l'absence de budget voté pour 2026 au 31 décembre dernier. L'État fonctionne depuis le 1er janvier grâce à une « loi spéciale », symbole de la paralysie institutionnelle dénoncée par The Economist.

Un contraste cruel avec les voisins européens

Le magazine britannique souligne l'ironie de la situation. L'Italie, la Grèce et l'Espagne, que la France avait contribué à « sauver » lors de la crise de la zone euro, ont depuis redressé leurs finances publiques. La France, elle, affiche depuis trois ans un déficit massif de plus de 5 % du PIB.

Les agences de notation s'inquiètent. KBRA a récemment dégradé la note souveraine française à AA-, citant « des déficits élevés persistants et une trajectoire de dette qui se détériore ». L'agence avertit que sans réformes décisives, les indicateurs de crédit souverain resteront sous pression.

La Commission européenne prévoit une croissance de seulement 0,9 % en 2026, tandis que le FMI table sur 1 %. Certains économistes sont plus pessimistes : Marc Touati anticipe une croissance de 0,5 % et une dette bondissant à 122 % du PIB. Emmanuel Macron cherche désormais le souffle d'un pouvoir épuisé, sans parvenir à tracer une ligne directrice claire.

Pour The Economist, « l'instabilité continuera de hanter la France en 2026 ». Un avertissement qui résonne comme une prophétie dans un pays où la fracture politique empêche tout consensus budgétaire.

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