Frappe iranienne sur Dimona : 51 blessés dont un enfant dans un état grave
Ce samedi 21 mars 2026, l'Iran a mené une frappe d'une ampleur inédite sur la ville israélienne de Dimona, qui abrite le cœur du programme nucléaire de l'État hébreu. Le bilan provisoire fait état de 51 blessés évacués vers les hôpitaux, dont un enfant dans un état grave. Cette attaque constitue une riposte directe aux frappes américano-israéliennes sur les installations nucléaires iraniennes de Natanz.
Selon la chaîne israélienne Channel 12, plusieurs salves successives ont touché la ville en l'espace de deux heures, avec au moins trois vagues de tirs. Le Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, a confirmé l'évacuation de 51 victimes vers les centres hospitaliers de la région. Parmi elles, un enfant touché par un impact direct se trouve dans un état critique. Les autres blessés présentent des blessures modérées ou des symptômes liés au choc psychologique.
Une douzaine de sites auraient été touchés dans la ville, dont plusieurs zones civiles. Une synagogue a été atteinte, et un missile serait tombé à proximité d'une école, provoquant d'importants dégâts matériels. Les images diffusées par les télévisions israéliennes montrent un immeuble à la façade en grande partie détruite, trouée et grêlée d'éclats.
Le site nucléaire de Dimona au cœur des tensions
Cette frappe revêt une portée stratégique particulière. Dimona abrite le Centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres, une installation que la presse étrangère associe depuis longtemps au programme d'armement nucléaire israélien. L'État hébreu maintient une politique d'« ambiguïté stratégique », ne confirmant ni n'infirmant la possession de l'arme atomique.
L'armée israélienne a annoncé l'ouverture d'une enquête pour déterminer pourquoi le missile iranien n'a pas été intercepté par le Dôme de fer. Elle n'a cependant pas confirmé si la centrale elle-même avait été touchée. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé « à la retenue militaire maximale » et indiqué n'avoir « reçu aucun signe sur d'éventuels dommages au centre de recherche nucléaire du Néguev », selon France 24.
Une escalade régionale préoccupante
L'Iran a revendiqué cette attaque comme une riposte aux frappes américano-israéliennes sur ses propres installations nucléaires de Natanz et la centrale de Bouchehr. Les autorités de Téhéran évoquent un « message direct adressé à Israël et ses alliés » dans un contexte de montée des tensions régionales. Nous sommes au 22e jour de guerre au Moyen-Orient.
Parallèlement, des roquettes ont été tirées depuis le Liban en direction de la Galilée occidentale. À Malot-Tarshiha, une roquette du Hezbollah a touché une habitation, faisant cinq blessés légers. Dans le nord d'Israël, un impact direct a provoqué un incendie à Fassuta, nécessitant l'intervention des pompiers. Deux soldats réservistes de Tsahal ont également été blessés par des tirs de mortiers depuis le territoire libanais.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est entretenu avec le maire de Dimona, saluant « la résilience des habitants » et souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Cette escalade entre Israël et l'Iran marque un tournant dans le conflit, avec pour la première fois une frappe directe sur une ville abritant des installations nucléaires.
Sources : Channel 12 Israël, France 24, AIEA, vidéo YouTube de Claire (@Clair_Actu)