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Guerre contre l'Iran : Trump perd-il le contrôle face aux ambitions israéliennes ?

Alors que la guerre contre l'Iran entre dans sa quatrième semaine, des fissures apparaissent dans l'alliance américano-israélienne. Donald Trump semble perdre le contrôle d'un conflit dont les objectifs divergent de plus en plus entre Washington et Tel-Aviv, chacun poursuivant ses propres intérêts stratégiques et politiques.

Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé conjointement des frappes massives contre l'Iran, tuant notamment le guide suprême Ali Khamenei ainsi que des centaines de civils. À l'époque, les deux alliés semblaient parfaitement alignés. Trois semaines plus tard, cette unité de façade se fissure.

Le double discours sur South Pars

Le point de tension majeur concerne l'attaque israélienne du 18 mars contre South Pars, gigantesque gisement gazier fournissant 70 % du gaz naturel iranien. Quelques heures après cette escalade, Trump a publié sur Truth Social un message dénonçant une riposte israélienne menée « violemment sous l'effet de la colère », affirmant que les États-Unis n'étaient « au courant de rien ».

Pourtant, selon Axios et CNN, citant des responsables américains et israéliens, cette opération avait été coordonnée au préalable avec Washington. Ce double discours révèle une stratégie de distanciation publique tandis que la coopération militaire se poursuit en coulisses.

L'Iran a riposté en frappant Ras Laffan au Qatar, plus grand site mondial de production de gaz naturel liquéfié. Les prix du pétrole et du gaz ont bondi, atteignant des niveaux record depuis 2022.

Des objectifs stratégiques divergents

La directrice du renseignement national Tulsi Gabbard a reconnu devant le Congrès qu'Israël privilégie un changement de régime en Iran, tandis que les États-Unis se concentrent sur le désarmement nucléaire. Cette divergence fondamentale explique les tensions croissantes.

Pour Benjamin Netanyahou, cette guerre présente des avantages politiques considérables. Elle lui permet de repousser des élections défavorables, de maintenir sa coalition avec l'extrême droite et de suspendre ses procès pour corruption. L'intérêt personnel du Premier ministre israélien pèse lourdement dans la poursuite du conflit, comme l'analyse notre article sur Pete Hegseth, devenu le fusible de l'administration Trump.

À l'inverse, Trump fait face à des contraintes électorales immédiates. Les élections de mi-mandat approchent, les prix de l'essence grimpent à 3,91 dollars le gallon, et son slogan « America First » s'accorde mal avec un enlisement au Moyen-Orient. Selon le Wall Street Journal, ses conseillers lui auraient demandé de préparer une sortie rapide.

Le bilan humain s'alourdit : plus de 1 500 morts en Iran, 1 000 au Liban, 18 en Israël et 13 militaires américains. Des millions de déplacés fuient les zones de combat. Trump a évoqué sur Truth Social vouloir « réduire graduellement » les opérations américaines. Mais les spécialistes estiment que la guerre lui échappe désormais, pris entre les ambitions israéliennes et l'escalade iranienne dans le Golfe.

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