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Fiche de paie de janvier : les changements à vérifier absolument

La fiche de paie de janvier réserve souvent des surprises. Entre revalorisation du plafond de la sécurité sociale, nouvelles règles sur les pourboires et évolution des avantages en nature, plusieurs lignes de votre bulletin de salaire méritent une attention particulière ce mois-ci. Voici ce que vous devez absolument contrôler.

Chaque début d'année apporte son lot de modifications sur les bulletins de salaire. Si le SMIC n'a pas bougé au 1er janvier 2025 – sa dernière revalorisation de 2% étant intervenue dès novembre 2024 – d'autres paramètres ont en revanche évolué. Le salaire minimum reste donc fixé à 11,88 euros brut de l'heure, soit 1 801,80 euros mensuels pour 35 heures hebdomadaires.

Le changement le plus significatif concerne le plafond mensuel de la sécurité sociale (PMSS), qui passe de 3 864 à 3 925 euros, soit une hausse de 1,6%. Cette augmentation a des répercussions directes sur le calcul de nombreuses cotisations et prestations. « Ce plafond sert de référence pour déterminer les tranches de cotisations retraite et prévoyance », rappellent les experts-comptables.

Les lignes à scruter sur votre bulletin

Première vérification : assurez-vous que votre rémunération respecte bien le minimum légal. Si vous êtes payé au SMIC, votre salaire brut doit afficher au moins 1 801,80 euros pour un temps plein. Dans le cas contraire, un rappel de salaire devra vous être versé.

Autre point d'attention : le montant net social. Cette rubrique, obligatoire depuis juillet 2023, doit apparaître clairement sur une ligne dédiée. Elle ne modifie pas votre rémunération mais son absence constitue un manquement réglementaire de la part de l'employeur. Ce montant sert notamment pour les déclarations auprès de la CAF.

Du côté des avantages, les titres-restaurant bénéficient d'une légère revalorisation. La participation patronale exonérée passe de 7,18 à 7,26 euros. Pour l'avantage en nature nourriture, comptez désormais 10,90 euros par jour, soit 5,45 euros par repas. Les salariés de l'hôtellerie-restauration conservent une valorisation spécifique à 8,44 euros journaliers.

La fin d'un avantage pour les pourboires

Mauvaise nouvelle pour les serveurs et personnels en contact avec la clientèle : les pourboires versés depuis le 1er janvier 2025 ne bénéficient plus de l'exonération de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu. Ce dispositif avantageux, mis en place pendant la crise sanitaire pour soutenir le secteur HCR, n'a pas été reconduit. Les sommes perçues entrent donc à nouveau dans l'assiette des cotisations.

Concernant les frais de transport, la prise en charge obligatoire par l'employeur revient au taux légal de 50%. Les entreprises qui avaient opté pour une participation supérieure peuvent la maintenir sur une base volontaire, mais ce n'est plus une obligation.

La gratification des stagiaires reste quant à elle inchangée à 4,35 euros de l'heure. Le minimum garanti, qui sert de base à ce calcul, s'établit à 4,22 euros depuis sa revalorisation de novembre dernier. Quant à la cotisation AGS, garantissant le paiement des salaires en cas de défaillance de l'entreprise, elle demeure à 0,25%.

Point important : en raison de la motion de censure ayant empêché le vote du budget, certains paramètres n'ont pas été actualisés. C'est le cas des taux de cotisation accidents du travail et maladies professionnelles, qui restent ceux de 2024 en attendant de nouveaux arrêtés. Les grilles du prélèvement à la source appliquées par défaut sont également maintenues à l'identique.

Enfin, notez que le nouveau modèle de bulletin de paie clarifié, initialement prévu pour janvier 2025, a été reporté au 1er janvier 2026. Les entreprises disposent donc d'une année supplémentaire pour adapter leurs logiciels à ce format simplifié, qui regroupera notamment les cotisations de retraite complémentaire et supprimera certaines mentions devenues obsolètes.

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