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Missiles iraniens : quels pays sont désormais à portée de Téhéran ?

L'attaque iranienne sur la base de Diego Garcia dans l'océan Indien a révélé une capacité de frappe bien supérieure aux estimations occidentales. Avec une portée démontrée de 4 000 kilomètres, les missiles balistiques iraniens peuvent désormais atteindre les capitales européennes, bouleversant l'équilibre stratégique mondial.

Dans la nuit du 20 au 21 mars 2026, l'Iran a lancé deux missiles balistiques intermédiaires en direction de la base conjointe américano-britannique de Diego Garcia, située à environ 4 000 kilomètres de son territoire. Même si aucun des deux missiles n'a atteint sa cible, cette démonstration de force a provoqué une onde de choc dans les chancelleries du monde entier.

« Ces missiles n'étaient pas destinés à frapper Israël. Leur portée atteint les capitales européennes – Berlin, Paris et Rome sont toutes sous menace directe », a déclaré le chef d'état-major des forces de défense israéliennes, le lieutenant-général Eyal Zamir. Une affirmation qui a fait l'effet d'une bombe diplomatique.

Une carte du monde redessinée par les missiles

Jusqu'à récemment, les experts occidentaux estimaient la portée maximale des missiles balistiques iraniens à environ 2 000 kilomètres. Cette limite permettait à Téhéran d'atteindre Israël, les bases américaines du Golfe ou encore l'Arabie saoudite. Mais l'attaque sur Diego Garcia change radicalement la donne.

Parmi les systèmes les plus préoccupants figure la famille de missiles « Sejjil », des engins à deux étages à carburant solide dont la portée estimée atteint 4 800 kilomètres. Téhéran possède également le « Khorramshahr 4 », un missile capable d'atteindre Mach 8 dans l'atmosphère avec une portée similaire.

Si ces capacités se confirment, l'Iran pourrait facilement viser la Crète en Grèce, la Bulgarie et la Roumanie, où se trouvent des installations militaires américaines, ainsi que l'Ukraine et la Moldavie. À vol d'oiseau, Téhéran pourrait toucher Berlin, Florence, voire le sud-est de la France comme Nice. La Finlande elle-même serait dans le périmètre de tir potentiel.

Le Moyen-Orient déjà sous le feu

Les pays du Golfe ont déjà subi les conséquences de cette puissance de feu. Le 28 février 2026, en riposte aux frappes américano-israéliennes, l'Iran a lancé des missiles vers Dubaï et Abu Dhabi, faisant plusieurs blessés. Le Qatar a été visé par 14 missiles balistiques et 4 drones. L'Arabie saoudite a détecté trois missiles en direction de Riyad, dont deux sont tombés dans des zones inhabitées.

Chypre, où se trouvent des bases militaires britanniques, a également été ciblée par des drones et missiles iraniens les 1er et 2 mars. Cette escalade illustre la détermination de Téhéran à démontrer sa capacité à frapper tous les alliés de Washington dans la région.

L'arsenal iranien est estimé à plus de 3 000 missiles, comprenant des missiles à courte portée (300-1 000 km), des missiles à moyenne portée (1 000-3 000 km) et désormais des missiles intermédiaires capables d'atteindre 4 000 kilomètres. Cette démonstration de puissance place l'Iran parmi les puissances balistiques les plus redoutables au monde.

Face à cette nouvelle réalité géostratégique, chaque pays est invité à observer attentivement la carte et à mesurer sa vulnérabilité. Le monde retient son souffle.

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