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Narimane Zekagh rend un hommage émouvant à son grand-père Liamine Zéroual

Dans un hommage bouleversant publié sur les réseaux sociaux, la journaliste Narimane Zekagh a rendu un vibrant témoignage à son grand-père, l'ancien président de la République Liamine Zéroual, décédé le 28 mars 2026 à l'âge de 84 ans. Au-delà de l'homme d'État que toute l'Algérie a pleuré, elle dévoile l'intimité d'une relation grand-père-petite-fille empreinte d'amour et de transmission.

"Il y a ce que le monde sait de lui. Et il y a ce que moi je porterai toute ma vie", écrit la journaliste d'Al24news dans un message chargé d'émotion. Pour elle, Liamine Zéroual n'était pas seulement le président qui a dirigé l'Algérie durant la décennie noire, de 1994 à 1999. C'était "Jedi", celui qui l'a élevée, éduquée, aimée "pas seulement comme un grand-père, mais comme un second père".

Ce deuil national, décrété pour trois jours par les autorités algériennes, Narimane Zekagh le vit avec une dimension profondément personnelle. "Ce deuil n'est pas seulement le mien", confie-t-elle, reconnaissant que toute l'Algérie a pleuré cet homme à sa manière : certains le moudjahid qui a rejoint le maquis à 16 ans, d'autres le président qui a traversé l'une des périodes les plus sombres de l'histoire du pays, d'autres encore un symbole d'une époque révolue.

Des heures de conversations et de transmission

La journaliste raconte ces longues heures de discussion qui se prolongeaient "jusqu'à la nuit tombée". Les histoires d'enfance, le récit de l'adolescent qui est parti au maquis combattre le colonialisme français, les victoires et les échecs, les peurs aussi. "Les coulisses d'une des périodes les plus difficiles de l'histoire de l'Algérie, racontées avec une sincérité désarmante", confie-t-elle.

Entre les récits historiques fusaient les blagues, créant cette complicité si particulière qui unissait le grand-père et sa petite-fille. Mais par-dessus tout, Narimane Zekagh retient les conseils, "d'une valeur inestimable, que nulle école n'aurait pu m'enseigner". Une phrase en particulier résonne aujourd'hui comme un testament : "Garde la tête haute et sois fière de qui tu es."

Une armure transmise mot après mot

"Ce n'était pas qu'une phrase. C'était une armure qu'il m'a transmise mot après mot, jusqu'à son dernier souffle", écrit-elle. Cette armure, c'est celle d'une femme journaliste qui a su s'imposer dans le paysage médiatique algérien, animant notamment l'émission Hebdo Show sur Al24news.

Aujourd'hui, face au vide laissé par la disparition de celui qui "regardait mes émissions et me faisait des critiques constructives", qui "m'attendait devant la porte à chaque fois que je rentrais à la maison", Narimane Zekagh choisit de suivre l'ultime leçon de son grand-père. "Je sais ce que tu attendrais de moi en ce moment. Pas les larmes. La tête haute", affirme-t-elle.

Son message se conclut par une prière en arabe : "رحم الله المجاهد الرئيس اليامين زروال" (Que Dieu ait pitié du moudjahid président Liamine Zéroual), inscrivant ainsi son hommage personnel dans le deuil national qui a uni tout un peuple autour de la mémoire de cet homme qui a marqué l'histoire algérienne.

Liamine Zéroual a été inhumé le lundi 31 mars dans sa ville natale de Batna, après un dernier hommage rendu au Palais du Peuple à Alger, en présence des plus hautes autorités de l'État.

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