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VÉRIF - Interdiction de Waze et GPS en voiture : la rumeur qui affole le web depuis janvier 2026

Une vidéo virale fait le buzz depuis début janvier 2026 : le ministère de l'Intérieur aurait annoncé l'interdiction totale des applications GPS comme Waze en voiture à partir d'avril 2026. Une annonce qui choque et divise les automobilistes français. Mais qu'en est-il vraiment ? Notre enquête révèle les coulisses de cette fausse information qui s'est propagée à grande vitesse sur les réseaux sociaux.

La vidéo virale prétend que « le ministère de l'Intérieur vient d'annoncer une interdiction totale des applications GPS [...] pendant la conduite à partir du 7 avril 2026 [...] même sur un support ou en mode vocal ». Le message est percutant et alarme des milliers d'automobilistes. Sur TikTok, la vidéo accumule les partages. Sur les forums automobiles, les commentaires s'enflamment. Les discussions vont bon train : les gens redoutent une restriction sans précédent dans l'usage de leurs téléphones en voiture.

Des sites web français reprennent effectivement cette information. Journal du Geek titre « Si vous utilisez Waze au volant, vous risquez une lourde amende ». L'Automobiliste.fr renchérit avec « Arrêtez d'utiliser Waze et Google Maps sauf si vous voulez une amende ». Les Surligneurs, un site réputé de fact-checking, pose la question : « Sera-t-il bientôt interdit d'avoir un GPS sur son téléphone en voiture ? » Des références qui alimentent le doute chez les lecteurs.

L'absence totale de communication officielle

Pourtant, une vérification basique aurait suffi. Le ministère de l'Intérieur n'a jamais communiqué officiellement sur une telle interdiction. Sur un sujet touchant des millions d'automobilistes français, une décision aussi drastique aurait fait la une des médias traditionnels. Les télévisions, les journaux, les agences de presse auraient couvert l'annonce en détail. Or, aucun média d'envergure nationale n'a relayé cette nouvelle. Les autorités compétentes sont restées silencieuses.

Cette absence est elle-même révélatrice. Pourquoi le ministère n'aurait-t-il pas communiqué directement sur le site du gouvernement ? Pourquoi les préfectures n'auraient-elles pas envoyé de circulaires ? Comment une mesure d'une telle ampleur aurait-elle pu passer inaperçue auprès des institutionnels ? Ces questions posent le doute sur la véracité de la rumeur.

En réalité, la situation est bien différente de ce que prétend la vidéo virale. Aujourd'hui, les applications de navigation comme Waze restent autorisées par le Code de la route français. Aucune interdiction n'a été votée au Parlement. Aucun décret n'a été publié au Journal officiel. La règle actuelle demeure simple : il est interdit de tenir son smartphone en main au volant, mais autorisé de l'utiliser en mode mains-libres ou sur un support dédié.

Cette enquête montre comment une fausse information peut se propager viralement à l'ère des réseaux sociaux. Un message anxiogène, partagé massivement, peut créer l'illusion d'une réalité qui n'existe pas. Les algorithmes des réseaux sociaux amplifient le phénomène en proposant à chaque utilisateur le contenu qui génère de l'engagement émotionnel. Et avant que les fact-checkers ne réagissent, le doute s'est installé.

La sécurité routière reste une priorité absolue. Comme l'illustre l'accident tragique survenu à Béziers, les vrais dangers de la route résultent souvent de distractions et de comportements à risque. L'utilisation responsable du téléphone au volant est donc essentielle.

Pour les automobilistes : vous pouvez utiliser Waze et Google Maps sans crainte légale, à condition de les manipuler en mode mains-libres ou via un support, exactement comme avant. La vraie vigilance doit porter sur le téléphone tenu en main, qui reste interdit et passible d'une amende de 135 euros et d'un retrait de trois points sur le permis. C'est la véritable règle, pas celle promulguée par les vidéos virales.

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