Nantes : deux adolescents enlevés et forcés de creuser leur propre tombe
Nuit d'horreur pour deux adolescents près de Nantes. Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, deux mineurs de 14 et 16 ans ont été enlevés sur le parking d'un hôtel de Carquefou par un commando d'hommes cagoulés et armés. Conduits en forêt, ils ont été dévêtus, roués de coups et contraints de creuser leur propre tombe avant d'être abandonnés nus et ensanglantés. Les gendarmes privilégient la piste d'un règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants.
Les faits se sont déroulés aux alentours d'une heure du matin. À l'issue d'une bagarre sur le parking de l'hôtel, plusieurs individus masqués ont séquestré les deux victimes, originaires d'Angers. Chargés dans le coffre d'une voiture, les adolescents ont été conduits dans une zone boisée entre La Chapelle-sur-Erdre et Treillères, à quelques kilomètres de Nantes.
Au milieu de la forêt, dans l'obscurité totale, le calvaire a commencé. Les deux mineurs ont été déshabillés puis frappés avec une violence inouïe. L'un d'eux a reçu des coups de crosse au front et un coup de couteau à la cuisse. Une arme a été braquée sur leurs tempes. Leurs bourreaux les ont ensuite sommés de creuser leur propre tombe à mains nues, dans une mise en scène macabre destinée à les terroriser.
Retrouvés nus et en sang devant une maison
Finalement, les agresseurs ont abandonné leurs victimes en vie, non sans les menacer : « Si vous parlez, on vous bute ». Seuls et nus dans la forêt glaciale de janvier, les deux adolescents ont réussi à rejoindre une habitation pour demander de l'aide. L'habitant qui leur a ouvert la porte, choqué par leur état, a immédiatement alerté les secours.
Ensanglantés et présentant de multiples traces de coups au visage, les deux mineurs ont été hospitalisés au CHU de Nantes. Une enquête a été ouverte par le parquet de Nantes pour « enlèvement », « séquestration » et « violences », a confirmé le procureur Antoine Leroy. Les investigations ont permis de constater qu'un trou avait effectivement été creusé à l'endroit indiqué par les victimes.
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'hypothèse d'un règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants est privilégiée. Questionnés par les gendarmes, les deux adolescents – dont le plus jeune serait en fugue depuis six mois – se sont montrés peu coopératifs. Cette affaire illustre l'implication croissante de mineurs dans les réseaux de narcotrafic et la violence extrême qui accompagne ces guerres de territoires.