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Wegovy en comprimé : 169 à 235 € par mois, sans remboursement

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Le Wegovy en comprimé est en vente dans les pharmacies françaises depuis ce lundi 2 novembre. Le traitement de Novo Nordisk contre l'obésité, à avaler chaque matin, coûte de 169 à 235 euros par mois selon la dose. Il faut une ordonnance, et l'Assurance maladie ne le rembourse pas.

Le laboratoire danois a détaillé ce lancement lors d'une conférence de presse le jeudi 29 octobre, rapporte Le Moniteur des pharmacies : certaines officines avaient déjà reçu leurs premières boîtes avant la date officielle. Chaque boîte contient 30 comprimés, soit un mois de traitement. La molécule est la même que celle du stylo injectable, le sémaglutide, mais la prise devient quotidienne au lieu d'une piqûre par semaine.

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Le comprimé a obtenu son autorisation de la Commission européenne le 15 juillet, après un avis favorable de l'Agence européenne des médicaments en mai, rappelle Presse-citron. Il est déjà vendu aux États-Unis, où le Wegovy fait partie des médicaments proposés à prix réduit sur le site gouvernemental TrumpRx.

Combien coûte le Wegovy en comprimé ?

Les prix conseillés par Novo Nordisk suivent la dose. Les comprimés de 1,5 mg et de 4 mg coûtent 169 euros la boîte, celui de 9 mg 205 euros et celui de 25 mg, la dose d'entretien, 235 euros. La dose augmente par paliers d'au moins quatre semaines : le patient paie donc 169 euros les deux premiers mois, 205 euros le troisième, puis 235 euros par mois. Selon Presse-citron, les quatre premiers mois reviennent à 778 euros au minimum, soit 2 820 euros par an une fois la dose d'entretien atteinte.

Ces montants ne sont que des repères. Le médicament n'étant pas remboursable, son prix est libre et peut varier d'une pharmacie à l'autre, y compris à la hausse à cause des marges, a prévenu le laboratoire. Sa directrice médicale, Isabelle Lonjon-Domanec, les juge comparables à ceux du Wegovy injectable. Elle a aussi précisé que Novo Nordisk « n'a, à ce stade, pas déposé de demande de remboursement » pour le comprimé.

Sans ce dossier, la Haute Autorité de santé ne peut pas évaluer le médicament, et aucun prix ne peut être négocié avec l'État. Pour la version injectable, la démarche a pris plus de trois ans, note Presse-citron. Le stylo Wegovy, comme le Mounjaro, n'est remboursé à 65 % que depuis le 15 juin 2026, et sous conditions strictes, détaille Service-public.fr : un IMC d'au moins 40, ou d'au moins 35 avec une maladie liée au poids, après l'échec d'une prise en charge nutritionnelle. La première ordonnance doit alors venir d'un centre spécialisé de l'obésité, d'un CHU ou d'un endocrinologue lié à l'un de ces centres. Le comprimé, lui, reste entièrement à la charge du patient, même quand ces critères sont remplis.

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Qui peut le prescrire et comment le prendre

Tout médecin, généraliste ou spécialiste, peut prescrire le comprimé, à la première ordonnance comme au renouvellement, dans le cadre de son autorisation. Il est réservé aux adultes qui ont un IMC d'au moins 30, ou d'au moins 27 avec au moins une maladie liée au poids, comme l'hypertension, le diabète ou l'apnée du sommeil. Il s'ajoute à une alimentation moins calorique et à davantage d'activité physique. Les analogues du GLP-1 « ne doivent pas être prescrits à des fins esthétiques », rappelle Service-public.fr, en raison du risque d'effets indésirables graves.

La prise demande de la rigueur : le comprimé s'avale le matin, à jeun après au moins huit heures sans manger, avec un peu d'eau. Il faut ensuite attendre au moins trente minutes avant de boire, de manger ou de prendre un autre médicament. Contrairement au stylo, il n'a pas besoin d'être conservé au réfrigérateur. Un patient qui passe de l'injection de 2,4 mg au comprimé de 25 mg commence les comprimés une semaine après sa dernière piqûre, selon Le Moniteur des pharmacies.

Dans l'essai OASIS 4, mené pendant 64 semaines sur 307 adultes sans diabète, les participants qui ont suivi le traitement jusqu'au bout ont perdu en moyenne 16,6 % de leur poids, contre 2,7 % sous placebo. En comptant tous les participants, y compris ceux qui ont arrêté, la perte tombe à 13,6 %, contre 2,2 %. Des troubles digestifs, surtout des nausées et des vomissements, ont touché 74 % des patients traités, contre 42,2 % sous placebo. Les personnes qui prennent de la lévothyroxine pour la thyroïde doivent aussi faire surveiller leurs hormones.

L'Agence nationale de sécurité du médicament met en garde contre les achats en ligne. Ces médicaments « ne peuvent pas être vendus en ligne, même par une pharmacie agréée », insiste l'ANSM, qui a fait analyser des patchs vendus sur internet comme du sémaglutide : ils n'en contenaient pas. Ces produits minceur frauduleux peuvent contenir d'autres substances, dangereuses pour la santé.

Dans son rapport de pharmacovigilance publié le 7 octobre, l'agence estime que plus de 840 000 personnes ont été traitées par un analogue du GLP-1 en France entre février 2025 et janvier 2026. Elle a recensé 2 801 signalements d'effets indésirables, dont 515 graves, et pointe un mésusage persistant pour maigrir hors de tout cadre médical, associé à des pancréatites. L'ANSM juge en revanche le rapport bénéfice-risque favorable quand ces médicaments sont utilisés selon les recommandations.

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