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Grenoble : une grenade jetée dans un institut de beauté, six blessés dont un enfant

Ce vendredi 6 février, vers 14h45, deux hommes ont pénétré dans un institut de beauté situé 2 place Gustave Rivet, à l'angle du boulevard Gambetta, en plein centre-ville de Grenoble. Ils y ont jeté un engin explosif identifié comme une grenade avant de prendre la fuite. L'explosion a fait six blessés, dont un enfant de 5 ans. Aucune victime n'a eu besoin d'être hospitalisée.

Les faits se sont déroulés en début d'après-midi, dans un quartier habituellement calme de la capitale iséroise. Selon les premiers éléments communiqués par la préfecture de l'Isère, deux individus sont entrés dans l'établissement d'esthétique et y ont lancé ce qui s'apparente à une grenade. Une goupille a été retrouvée sur les lieux par les enquêteurs, confirmant la nature de l'engin utilisé.

D'importants moyens de secours ont été immédiatement déployés. Un périmètre de sécurité a été établi autour du site de l'attaque. Les six blessés, tous touchés par le souffle de l'explosion, ont été pris en charge sur place par les équipes de secours. « En urgence relative à la suite du souffle de l'explosion, ces blessés ont été pris en charge sur place par les secours », a précisé la préfecture de l'Isère. Parmi les victimes figure un enfant âgé de 5 ans.

« J'ai entendu une énorme détonation et trois jeunes filles hurler, elles étaient accompagnées d'un enfant », témoigne Julie, patronne d'un salon de beauté voisin, auprès de France 3. Installée dans le quartier depuis sept ans, elle décrit un secteur d'ordinaire paisible, exprimant son effroi face à cette attaque inédite à quelques mètres de son commerce.

Une cellule psychologique activée par le CHU

Face à l'onde de choc provoquée par cette attaque, le CHU de Grenoble a activé une cellule de soutien psychologique destinée aux victimes et aux témoins de l'explosion. Un dispositif essentiel tant pour les blessés physiques que pour les personnes présentes dans le quartier au moment des faits, notamment les commerçants et passants.

Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette attaque et d'identifier les deux auteurs en fuite. Les investigations sont confiées aux services de police compétents. À ce stade, aucune information n'a filtré sur le mobile de cette agression ni sur l'identité des suspects.

Grenoble, ville marquée par les violences aux armes de guerre

Cet épisode tragique ravive le souvenir d'une attaque similaire survenue il y a tout juste un an. Le 12 février 2025, un homme avait lancé une grenade à billes d'acier dans un bar associatif du quartier du Village olympique, faisant quinze blessés dont six en urgence absolue. Un jeune homme de 17 ans a depuis été mis en examen dans le cadre d'une procédure instruite par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon.

Ces attaques répétées à l'arme de guerre, qui frappent des établissements ouverts au public, illustrent la problématique sécuritaire à laquelle fait face l'agglomération grenobloise. Le phénomène n'est pas isolé en France : le narcotrafic s'étend désormais bien au-delà des métropoles, des quartiers urbains de Marseille jusqu'aux zones rurales, comme l'a révélé une enquête sur le trafic de drogue en région Auvergne-Rhône-Alpes.

À Marseille, la violence liée au narcotrafic a été au cœur des débats du conseil municipal, témoignant de l'ampleur d'un fléau qui gangrène plusieurs grandes villes françaises. Le recours à des armes de guerre dans des lieux publics constitue une escalade préoccupante que les autorités peinent à endiguer.

L'enquête se poursuit à Grenoble. Les éléments recueillis sur place, notamment la goupille de la grenade, constituent les premières pièces à conviction pour remonter jusqu'aux auteurs de cet acte.

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