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Mouna de la Team Nasdas paralysée après avoir consommé du protoxyde d'azote

Mouna, influenceuse connue pour être membre de la Team Nasdas, a révélé être désormais en fauteuil roulant après une consommation excessive de protoxyde d'azote. Hospitalisée en neurologie à l'hôpital de Perpignan, elle témoigne publiquement sur Snapchat pour alerter sur les ravages de cette substance, souvent banalisée chez les jeunes : « Ne faites jamais de ballon sinon vous risquez de finir comme moi en fauteuil roulant. »

La vidéo, diffusée sur Snapchat puis massivement relayée sur TikTok où le hashtag #TeamNasdas cumule des millions de publications, a provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux. On y voit Mouna, autrefois figure énergique et populaire de la team d'influenceurs menée par Nasdas, confinée dans un fauteuil roulant. La cause de son handicap : les « ballons », ces cartouches de protoxyde d'azote inhalées à des fins récréatives.

Selon les informations qui circulent, l'influenceuse aurait été admise au service de neurologie de l'hôpital de Perpignan après avoir perdu l'usage de ses jambes. Les médecins auraient diagnostiqué des lésions neurologiques sévères, conséquence directe de sa consommation répétée de gaz hilarant. Un cas tragique, mais malheureusement loin d'être isolé.

Le protoxyde d'azote, une bombe à retardement neurologique

Le mécanisme est bien documenté par la communauté médicale. Le protoxyde d'azote bloque l'absorption de la vitamine B12, essentielle au fonctionnement du système nerveux. Cette vitamine permet la synthèse de la myéline, la gaine protectrice qui entoure les fibres nerveuses et assure la bonne transmission des messages dans le cerveau, la moelle épinière et les nerfs. Sans elle, les dégâts peuvent être dévastateurs.

« Certains patients ne récupèrent pas du tout », alertent les neurologues. Selon les données de Santé publique France, les cas d'intoxication grave au protoxyde d'azote ont été multipliés par 3,8 entre 2020 et 2023, avec des troubles neurologiques associés dans 80 % des cas. Le CHU de Poitiers signale à lui seul environ quatre admissions aux urgences par mois liées à cette substance.

La Dr Marie-Christine Pérault-Pochat, du Centre d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance de Poitiers, est formelle : « Dès la première dose, on constate des effets irréversibles. » Parmi les conséquences observées : paralysie des membres inférieurs, embolies pulmonaires, accidents vasculaires cérébraux, pertes de mémoire sévères et troubles cognitifs durables.

Un fléau de santé publique qui touche de plus en plus de jeunes

Le protoxyde d'azote est devenu la troisième substance récréative la plus consommée en France, après le cannabis et la cocaïne. Sa banalisation, notamment dans les milieux festifs et sur les réseaux sociaux, inquiète les autorités sanitaires. Collégiens, lycéens, étudiants : le phénomène touche des publics de plus en plus jeunes, attirés par un produit perçu à tort comme inoffensif.

Face à l'ampleur de la crise, plusieurs départements français — dont les Bouches-du-Rhône, la Gironde, le Rhône et la Haute-Loire — ont pris des arrêtés interdisant la détention et la consommation récréative de protoxyde d'azote. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a également exprimé sa volonté de classer cette substance comme stupéfiant. Sur les routes, le gaz hilarant est désormais impliqué dans un nombre croissant d'accidents mortels, contribuant à la hausse de 2,1 % des décès routiers en 2025.

Le témoignage de Mouna résonne comme un signal d'alarme. À travers son message, diffusé depuis son fauteuil roulant, l'influenceuse met un visage sur les statistiques et rappelle une réalité que les spécialistes martèlent : moins de la moitié des patients atteints de lésions neurologiques liées au protoxyde d'azote récupèrent complètement, même après l'arrêt de la consommation et un traitement vitaminique intensif. Pour les autres, les séquelles sont définitives.

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