Les 48e Rencontres de la photographie d'Arles

Les 48e Rencontres de la photographie d'Arles, un bon cru, aperçu !

En 1970,  le photographe arlésien Lucien Clergue, l'historien Jean-Maurice Rouquette et l'écrivain Michel Tournier, fondent le festival de la photographie d’Arles. Devenues « Les Rencontres », les 48emes ont été inaugurées par la nouvelle ministre de la Culture, Françoise Nyssen, une personnalité d'Arles dont le nom est associé à la maison d'édition Actes Sud.

 

Une quarantaine d'expositions officielles racontent, reconstruisent le monde, avec autant de langages personnels. Impossible de tout voir et commenter, tant le programme est éclectique.

 

Cet écho se limite à évoquer une visite aux Ateliers, la soirée d’ouverture et deux coups de cœur. Une invitation à surtout ne pas tout voir, mais à déambuler sans se presser, dans l’antiquité labyrinthique des rues de la sublime cité et dans la modernité du Parc des Ateliers. En fin d’article, un extrait de la conférence de presse et le choix de programmation suggéré par « Claudine Colin Communication », offrent un panorama complet des Rencontres.

 

Visite des Ateliers

                        ©gr

À deux ans de l’ouverture du bâtiment construit par Frank Gehry, dans un cadre rénové, enfin climatisé, la visite s’effectue au pas de charge, dans le sillage de Sam Stourdzé, directeur des Rencontres et de commissaires d’exposition. « La Vuelta » présente le travail de 28 photographes colombiens contemporains.

                   

                       Oscar Muñoz, Juego de las Probabilidades, 2007

Une rétrospective met en valeur le travail de Paz Errázuriz, une chilienne qui dénonce la dictature de Pinochet. Dans la série « Mujeres de Chile » Paz Errázuriz traite de l’ethnie Kawésqar ( ou Alakalufs ) en voie d'extinction en Patagonie. Les Selknam, ( cf. l’article PATAGONIA paru dans Médiaterranée ) furent quant à eux l’objet d’un véritable génocide à la fin du XIXe siècle.

             

                Paz Errazuriz / Evelyn, La Palmera, Santiago, série La Pomme d’Adam

                         

                                   Paz Errazuriz / Femme Kawésqar

Autre thème, « Le paysage et le territoire », des commandes passées par la mission photographique de la Datar, notamment à Robert Doisneau ou Josef Koudelka. Ou encore les photos de Marie Bovo, qui a planté sa chambre photographique dans les trains à bord desquels elle a traversé l'Europe orientale.

Quant à La Fondation Luma de Maja Hoffmann, elle fête les dix ans de la réfection de la Grande Halle avec en vedette Annie Leibovitz.   

                       

 

¡ OH LATINA ! / Soirée d’ouverture dans un nouveau lieu : « Croisière »

Le festival s’ouvre par une soirée festive sur le thème de la Colombie, en présence de son ambassadeur. Cumbia, guacamole et projections de séquences photographiques investissent cet ancien garage. Foutraque à souhait, l'espace accueille par ailleurs « La vache et l'orchidée », deux symboles nationaux qui documentent sur la diversité du pays et des hommes.

                      © gr

 

  

                                                                         Photographie de rue en Colombie, années 1980.

Deux coups de cœur 

Michael Wolf : une expression graphique, plastique, sous la forme de tirages souvent géants. Proches de l’abstraction, ils montrent la complexité de la vie urbaine moderne.

               

                                                         Architecture of Density, 2005-2009  

Sophie Leroux : « Le Jazz au bout des doigts » dans le cadre du Off du 3 au 8 juillet. Une expression artistique hybride, l’irruption d’une poétique originale, photo et jazz mêlés en gros plan pour une communion entre la maestria du musicien et la passion de la photographe. Des portraits de mains de Stephan Belmondo, Michel Portal, Paolo Fresu, etc… ( Book sur internet ).

                    

                Ibrahim Maalouf, Festival Django Reinhardt, Samois sur Seine 2013

Extrait de la conférence de presse

« Plusieurs expositions sont consacrées cette année à l'Amérique latine, notamment « Pulsions urbaines », un panorama de la photographie latino-américaine de 1960 à 2016.

Paysages encore avec les photos de la photographe des stars, Kate Barry, ou celles de Christophe Rihet sur des lieux d'accidents mortels de personnalités, Albert Camus, Grace Kelly, Coluche ou Helmut Newton.

Une séquence est consacrée aux désordres du monde, en particulier une enquête photographique de Mathieu Asselin sur Monsanto et les OGM. Les désordres climatiques sont aussi abordés avec « Un monde qui se noie » de Gideon Mendel.

Niels Ackermann et Sébastien Gobert se sont intéressés quant à eux aux désordres de l'Histoire, partant à la recherche de Lénine, ou plus exactement des statues érigées à sa gloire en Ukraine. Certaines ont disparu, d'autres ont été transformées, dont l'une en Dark Vador.

Résolument ouverte sur le monde, l'édition 2017 des Rencontres accueille aussi 62 photographes iraniens ou le collectif espagnol Blank paper.

 

                      

                                 Colombie. Viki Ospina, Bambuco, 1977   

               

                              Sina Shiri, Silent side, Neishabour, Iran, septembre 2015  

L'actrice Audrey Tautou en sera l'invitée surprise avec une série d'autoportraits présentés pour la première fois, tout comme la rétrospective consacrée à l'artiste japonais Masahisa Fukase. »

  

Sam Stourdzé, directeur des Rencontres, les commissaires de l'expo DATAR - Le photographe Harry Gruyaert (à gauche)

              

                Le commissaire de l'exposition de Paz Errázuriz                             

                  

                

               

              Les Ateliers : un cadre rénové - ©gr 

CLAUDINE COLIN COMMUNICATION http://www.claudinecolin.com/fr/1453-les-rencontres-d-arles-2017

RENCONTRES https://www.rencontres-arles.com/fr