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CAN 2025 : Mohamed Soumaré retrouvé mort 24 heures après ses critiques sur l'arbitrage

Le journaliste sportif malien Mohamed Soumaré a été retrouvé sans vie dans sa chambre d'hôtel à Rabat, mercredi 14 janvier 2026. Ce drame survient à peine 24 heures après que le consultant a vivement critiqué l'arbitrage africain et dénoncé ce qu'il qualifiait de corruption au sein de la Confédération africaine de football (CAF). Les circonstances de sa mort restent entourées de mystère.

C'est le personnel de l'établissement hôtelier où séjournait Mohamed Soumaré qui a fait la macabre découverte. Le journaliste malien, venu couvrir la Coupe d'Afrique des nations 2025 au Maroc, gisait sans vie dans sa chambre, quelques heures seulement avant la demi-finale opposant le Maroc au Nigeria.

Âgé d'une cinquantaine d'années, Mohamed Soumaré était une figure respectée du journalisme sportif africain. Officier média du Stade Malien de Bamako et responsable marketing au sein de la Ligue professionnelle malienne de football, il s'était forgé une solide réputation grâce à la rigueur de ses analyses et son engagement pour le football continental.

Des critiques virulentes contre la CAF

La veille de sa mort, le journaliste avait créé la polémique en s'en prenant violemment à l'arbitrage africain. À l'issue du match Algérie-Nigeria, Soumaré avait accusé publiquement Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football et figure influente de la CAF, d'être impliqué dans des pratiques de corruption. « L'arbitrage africain est gangrené par la corruption », avait-il lancé sur les réseaux sociaux.

Ces déclarations lui auraient valu des mises en garde de la part de ses confrères, qui lui conseillaient de ne pas aborder des sujets aussi sensibles. Selon certaines sources, le journaliste aurait même été convoqué par les autorités marocaines pour un interrogatoire portant sur ses prises de position. Cette polémique sur l'arbitrage africain n'est pas nouvelle et secoue la compétition depuis son début.

Un silence officiel troublant

Plus de 24 heures après la découverte du corps, aucune communication officielle n'a été émise par les autorités marocaines concernant les causes du décès. Cette absence de transparence alimente les spéculations et suscite de nombreuses interrogations au sein de la communauté journalistique.

Le cas de Mohamed Soumaré n'est pas isolé. Quelques jours plus tôt, le journaliste camerounais Audrey Ibohin Ngoh est également décédé dans des circonstances similaires, dans sa chambre d'hôtel. Les deux hommes partageaient un point commun : leurs critiques sans concession de l'organisation de la CAN et des pratiques de la CAF. Cette succession de décès dans un climat de scandales arbitraux renforce le malaise ambiant.

Hervé K., journaliste camerounais présent au centre de presse, a confié son émotion : « Effondré par le décès du doyen Soumaré en pleine mission de la CAN. Nous avons discuté hier encore, il ne laissait rien transparaître avec son calme légendaire. » Charles Douglas Ndemba, également journaliste, a salué « une bibliothèque vivante, très posé, passionné par le football africain ».

L'annonce de sa disparition a provoqué une onde de choc dans les milieux médiatiques et sportifs, tant au Mali qu'à l'international. Une enquête devra déterminer les circonstances exactes de ce décès qui intervient dans un contexte particulièrement tendu autour de l'organisation de cette CAN 2025.

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