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IShowSpeed enflamme le débat : « Le couscous algérien est le meilleur ! »

Le célèbre streameur américain IShowSpeed, suivi par plus de 50 millions d'abonnés à travers le monde, a relancé l'un des débats les plus passionnés du Maghreb. Après avoir goûté le couscous en Algérie puis au Maroc lors de sa tournée africaine, le YouTubeur a déclaré sans détour que le couscous algérien était, selon lui, le meilleur. Une déclaration qui a enflammé les réseaux sociaux et ravivé une rivalité culinaire ancestrale entre les deux pays voisins.

Daryl Dwayne Granberry Jr., alias IShowSpeed, a lancé en décembre 2025 son projet le plus ambitieux : le « Speed Does Africa Tour », un marathon de 20 pays africains en 28 jours, diffusé en direct sur YouTube et Twitch. L'Algérie figurait parmi les premières étapes de cette aventure qui allait générer plus de 16 millions d'heures de visionnage au total.

À Alger, le streameur de 20 ans a été accueilli par des milliers de fans enthousiastes et a rencontré le rappeur Fianso. Mais c'est la découverte de la cuisine algérienne qui l'a véritablement marqué. Après avoir goûté un couscous traditionnel, Speed n'a pas caché son enthousiasme, qualifiant le plat de « l'un des meilleurs qu'il ait jamais mangés », soulignant notamment la qualité de la viande qui l'accompagnait. Il s'est également dit conquis par certaines pâtisseries traditionnelles algériennes qu'il a décrites parmi les meilleures de sa vie.

« Quand je repense à la nourriture que j'ai mangée en Algérie, je me sens excité tant le goût était exceptionnel », a-t-il confié dans une vidéo devenue virale. Ces mots, prononcés avec la spontanéité qui caractérise le personnage, ont suffi à déclencher une tempête numérique.

Le Maroc en comparaison : un contraste qui divise

Après son passage en Algérie, marqué toutefois par un incident au stade Nelson Mandela de Baraki lors de la Supercoupe d'Algérie, IShowSpeed s'est rendu au Maroc pour assister à la finale de la CAN 2025. À Casablanca, il a été reçu par le rappeur ElGrande Toto et a dégusté un couscous marocain servi en pleine rue. Il a visité la mosquée Hassan II, pris le TGV Al Boraq vers Rabat et exploré les souks de Marrakech vêtu d'un caftan rouge brodé.

L'étape marocaine a d'ailleurs enregistré les audiences les plus élevées de toute la tournée, avec un pic à 418 000 spectateurs simultanés lors de la finale opposant le Maroc au Sénégal. Pourtant, malgré cet accueil chaleureux, c'est bien le couscous algérien que Speed a désigné comme son favori. Une préférence personnelle qui a pris des proportions inattendues.

Sur les réseaux sociaux, les réactions ont été immédiates et massives. Côté algérien, beaucoup ont célébré cette déclaration comme une forme de reconnaissance internationale. Côté marocain, certains ont relativisé, rappelant qu'il ne s'agissait que d'un avis individuel. D'autres ont préféré souligner la qualité de l'accueil réservé au streameur dans leur pays. Le débat, diffusé en direct devant des dizaines de millions de spectateurs, a rapidement dépassé le cadre culinaire pour toucher à des questions d'identité et de fierté nationale.

Un patrimoine commun au-delà des rivalités

Le couscous, inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO depuis décembre 2020, est un plat partagé par l'ensemble du Maghreb. Chaque pays, chaque région, chaque famille y apporte sa touche : viande rouge ou poulet, légumes de saison, épices spécifiques, méthodes de cuisson transmises de génération en génération. En Algérie, la diversité est considérable d'une wilaya à l'autre. Au Maroc, les variantes sont tout aussi nombreuses et savoureuses.

Réduire cette richesse à une compétition binaire serait simplificateur. La gastronomie maghrébine porte en elle des siècles d'influences berbères, arabes, andalouses et méditerranéennes. Derrière chaque recette se cachent des gestes ancestraux, des souvenirs familiaux, des moments de partage. La cuisine, dans ces sociétés, dépasse largement la question du goût : elle touche à l'émotion, à la mémoire et au sentiment d'appartenance.

Speed n'a d'ailleurs attaqué personne ni dénigré aucun pays. Il a simplement partagé une impression spontanée après dégustation, reconnaissant que les plats portent des noms similaires et se présentent de façon comparable dans les deux pays, avec des différences de goût naturelles. Une autre personne aurait pu affirmer exactement le contraire, et cela serait tout aussi légitime.

Lorsque des millions de spectateurs regardent un créateur de contenu s'enthousiasmer devant des plats traditionnels, cela crée une image positive, suscite la curiosité et peut encourager le tourisme. La nourriture, par essence, est un pont entre les peuples, non un champ de bataille. L'essentiel est de transformer ces moments en opportunités pour valoriser un héritage commun plutôt que d'en faire une source de division.

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