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Panne informatique au CHU de Nantes : le réseau coupé, urgences maintenues

Une panne informatique touche le CHU de Nantes depuis le vendredi 23 octobre 2026, vers 21h, selon ICI (France Bleu Nantes) et France 3 Pays de la Loire. Le réseau internet de l'établissement est hors service et ses services numériques internes sont indisponibles, mais l'hôpital affirme continuer d'accueillir les urgences. Un retour à la normale est espéré dans la journée du samedi 24 octobre, sans confirmation au moment de la publication.

Selon ICI, la panne a commencé vendredi soir, vers 21h. Le média local précise que le réseau numérique internet du centre hospitalier est hors service. France 3 Pays de la Loire fait le même constat et rapporte que les services numériques internes du CHU ne fonctionnent plus. Les deux rédactions décrivent donc une situation qui dépasse une simple lenteur : les outils informatiques de l'établissement ne sont, pour l'heure, pas disponibles.

Sur l'origine du problème, les informations restent minces. Selon ICI comme selon France 3, la cause est qualifiée d'« d'origine technique », sans aucune autre précision. Aucun responsable du CHU n'est cité nommément dans les articles consultés. En l'absence de détails, il n'est pas possible, à ce stade, de dire ce qui est en cause ni quelle partie du système est touchée.

Face à cette situation, le CHU a tenu à rassurer le public. Selon ICI et France 3, l'établissement affirme que « la permanence des soins reste en mesure d'accueillir les urgences ». Les urgences, les patients polytraumatisés et les femmes enceintes sont accueillis, d'après les deux sources. Autrement dit, les portes de l'hôpital ne sont pas fermées, même si l'outil informatique fait défaut.

Les consignes données aux patients

L'hôpital a également formulé des recommandations à destination de la population. Selon ICI et France 3, il est demandé de ne pas se rendre aux urgences, sauf en cas de « réelle nécessité ». Les personnes concernées sont invitées à contacter en priorité leur médecin traitant, ou à défaut un centre de santé. Ces consignes visent à éviter la venue de patients dont l'état ne justifie pas un passage aux urgences.

En cas de besoin, il reste possible d'appeler le 15. Selon les deux sources, le SAMU demeure joignable. Cette précision compte, car elle signifie que la voie d'accès aux secours par téléphone n'est pas coupée par la panne. Les habitants de l'agglomération nantaise disposent donc d'un moyen de joindre un régulateur médical s'ils estiment que leur situation l'exige.

Selon ICI, l'objectif de ces consignes est de ne pas engorger les services. Cette préoccupation s'entend dans un contexte où les urgences hospitalières sont régulièrement sous tension. Nous avions déjà évoqué, en janvier 2025, des services d'urgence déjà débordés par une forte épidémie de grippe. Rien, dans les articles consultés, ne relie la panne nantaise à une telle situation, mais le rappel illustre la fragilité de ces services lorsque l'afflux de patients augmente.

Concrètement, la démarche conseillée est donc simple. Pour un problème de santé qui n'est pas une urgence vitale, le médecin traitant ou un centre de santé constituent le premier recours. Pour une situation plus préoccupante, le 15 permet d'obtenir un avis et une orientation. Les urgences, enfin, restent réservées aux cas de réelle nécessité, comme le demande le CHU.

Un précédent en mai dernier

Cette panne n'est pas la première à toucher le réseau informatique du CHU de Nantes cette année. Selon ICI, dans un article publié le mercredi 27 mai 2026, un « incident majeur » avait frappé le réseau de l'établissement en début d'après-midi. Le personnel avait alors été prévenu par SMS que « l'ensemble des outils numériques est coupé ». L'hôpital avait évoqué une « panne d'origine technique » sur le cœur du réseau, dont la cause avait été identifiée dans l'après-midi.

Les conséquences de l'incident de mai avaient été concrètes pour les équipes. Toujours selon ICI, les dossiers patients, qui regroupent notamment les résultats d'examens, les analyses de laboratoire et les prescriptions, étaient restés inaccessibles pendant plusieurs heures. La plupart des services étaient revenus aux fiches papier. Les services de réanimation et de soins intensifs, mieux protégés, fonctionnaient à peu près normalement, tandis que les appels des patients étaient hors service.

Ce jour-là, le Samu n'avait pas été touché, mais le site internet de l'hôpital était inaccessible depuis l'extérieur. Olivier Terrien, pour la CGT, avait déclaré à ICI : « On a plus accès à rien ». Une représentante de Force ouvrière avait, elle, confié que « c'est très compliqué ».

Les syndicats s'étaient en outre dits inquiets pour les appels des patients, en pleine période de canicule. Selon ICI, les serveurs avaient été relancés progressivement en fin d'après-midi, avec un retour à la normale prévu dans la nuit du mercredi au jeudi. Ce précédent montre comment un hôpital peut continuer à fonctionner en mode dégradé, avec des procédures papier, lorsque ses outils numériques s'arrêtent.

Il convient toutefois de ne pas établir de lien direct entre les deux épisodes. Les sources consultées ne disent rien d'un rapport entre l'incident de mai et la panne d'octobre. Dans les deux cas, l'hôpital parle d'une origine technique, mais aucune explication détaillée n'a été rendue publique pour la panne actuelle. Rapprocher les deux événements relèverait de la spéculation.

La dépendance des organisations au numérique est devenue un enjeu bien au-delà de la santé. En décembre 2025, une autre panne numérique d'ampleur avait paralysé La Poste et La Banque Postale, la veille de Noël. Le cas nantais est différent : le CHU parle d'une panne d'origine technique, et aucune des sources consultées n'évoque une attaque. L'exemple rappelle simplement qu'une interruption des systèmes d'information peut avoir des effets visibles pour le public.

Plusieurs questions restent aujourd'hui sans réponse. On ignore ce qui a provoqué la panne et quelle partie du réseau est en cause. Aucun chiffre n'est disponible sur le nombre de patients ou de services touchés. Aucune déprogrammation n'a été confirmée à ce stade, et rien ne permet d'affirmer le contraire.

Reste l'échéance du retour à la normale. Selon ICI et France 3, le CHU espère un rétablissement « dans la journée » du samedi 24 octobre, « d'ici la fin de journée ». Ce rétablissement n'était pas confirmé au moment de la publication des deux articles, publiés samedi 24 octobre vers 10h.

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