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Prix de l'électricité stables jusqu'au 1er février 2027, promet EDF

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Les prix de l'électricité pour les particuliers « sont et seront stables jusqu'au 1er février au moins », a déclaré le PDG d'EDF, Bernard Fontana, samedi 7 novembre sur France Inter. Il a ajouté qu'il pourrait « même dire jusqu'à la fin de l'hiver ». Le patron de l'électricien ne décide pourtant pas seul : le tarif réglementé, celui de plus de 19 millions de clients résidentiels, sera revu le 1er février 2027 sur proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), et ce sont les ministres qui tranchent.

Invité de l'émission « On n'arrête pas l'éco » sur France Inter, Bernard Fontana a précisé la portée de sa promesse. Selon le compte rendu publié par ici, il a déclaré : « Les prix sont et seront stables pour la quasi-totalité de nos offres à destination des particuliers, jusqu'au 1er février au moins. » La formule vise donc les offres d'EDF, tarif réglementé compris, et non celles des fournisseurs concurrents, qui fixent eux-mêmes les prix de leurs offres de marché.

Le dirigeant a aussi parlé des entreprises. D'après ici, il estime qu'elles « sont protégées » : « On leur a proposé depuis plus d'un an des contrats sur plusieurs années pour se couvrir. » Pour les ménages, la question qui reste ouverte est celle de l'échéance de février, que Bernard Fontana a lui-même citée.

Le 1er février 2027, une « clause de revoyure » qui ne dépend pas d'EDF

En février, « techniquement, il y a une clause de revoyure sur le tarif réglementé », a reconnu le PDG, tout en soulignant que le gouvernement, « conformément aux annonces », souhaite « une stabilité » des prix, rapporte ici. Le 7 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait déclaré que le prix de l'électricité ne « devait pas augmenter cet hiver », et demandé à EDF de « mobiliser au maximum ses capacités de production, dans le respect des exigences de sûreté », selon l'AFP.

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Le mécanisme est fixé par la loi. En application de l'article L. 337-4 du code de l'énergie, la CRE « a pour mission de proposer aux ministres de l'Energie et de l'Economie les évolutions des tarifs réglementés de vente de l'électricité », rappelle le régulateur dans son communiqué du 16 juillet 2026. Le niveau du tarif est calculé par empilement des coûts : le tarif d'utilisation des réseaux (Turpe), l'approvisionnement en électricité et les taxes (accise, contribution tarifaire d'acheminement et TVA).

Plusieurs éléments sont déjà inscrits au calendrier du mouvement de février 2027. Dans ce même communiqué, la CRE indique qu'elle compte couvrir le reliquat de l'ancien mécanisme de capacité « à l'occasion du mouvement de février 2027, en même temps que les autres rattrapages au titre du réalisé 2026 ». Elle ajoute que des changements soumis à consultation depuis le 22 mai pourront être intégrés au « prochain mouvement des TRVE, le 1er février 2027 ». Le reliquat de capacité est un coût supplémentaire, et le montant de ces rattrapages attendus en février 2027 n'est pas connu à ce jour.

Où en est la facture : −0,83 % en février, +2,5 % en août 2026

Le tarif réglementé a d'abord légèrement baissé cette année. Au 1er février 2026, la CRE avait proposé une évolution de −0,83 % TTC en moyenne pour les puissances inférieures à 36 kVA, selon son communiqué du 20 janvier 2026. Ce mouvement tenait compte de la fin de l'Arenh au 31 décembre 2025 et d'un changement de fiscalité, avec le passage de la contribution tarifaire d'acheminement de 21,93 % à 15 %.

Le 1er août 2026, le mouvement s'est inversé : +2,5 % TTC en moyenne, proposé par la CRE puis retenu par le gouvernement. Le régulateur l'explique par la hausse du Turpe et par l'intégration du nouveau mécanisme de capacité, dont la première enchère a eu lieu le 6 juillet 2026. L'accise a baissé dans le même temps de 30,85 à 30,62 euros par mégawattheure. Pour une consommation moyenne de 4,5 MWh par an, la CRE chiffre l'effet à environ 26 euros TTC par an, la facture passant de 1 046 à 1 072 euros TTC.

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Au 31 mars 2026, 19,37 millions de clients résidentiels avaient un contrat au tarif réglementé en France métropolitaine continentale, selon la CRE. Dans les zones non interconnectées, en outre-mer notamment, tous les clients résidentiels sont au tarif réglementé. Pour ces foyers, l'électricité fait partie d'un budget énergie déjà sollicité cet automne : côté gaz, le prix repère a augmenté de 6,6 % TTC au 1er novembre, selon la CRE.

La prochaine étape sera la proposition chiffrée du régulateur pour février 2027. Pour le mouvement de février 2026, la CRE avait rendu la sienne publique le 20 janvier. C'est ce chiffre, et la décision des ministres qui suivra, qui diront si la stabilité annoncée par le PDG d'EDF tient jusqu'à la fin de l'hiver.

Photo : Matthew Henry / Unsplash

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