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Iran : le porte-parole des Gardiens de la révolution lie le conflit à la cause palestinienne

Dans une déclaration relayée par les médias iraniens, Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du quartier général Khatam al-Anbiya du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), a affirmé que l'Iran ne combat pas uniquement pour sa propre défense, mais également pour défendre « l'oppression subie par l'Oumma islamique et le peuple palestinien ». Une rhétorique qui inscrit le conflit actuel dans une dimension régionale et religieuse plus large.

Cette déclaration intervient alors que les tensions entre Téhéran, Washington et Tel-Aviv ont atteint un niveau sans précédent depuis le début des frappes américano-israéliennes fin février 2026. Le porte-parole militaire iranien, devenu le visage médiatique de la riposte de Téhéran, cherche ainsi à rallier l'opinion publique arabe et musulmane autour de la cause iranienne.

Qui est Ebrahim Zolfaghari ?

Ebrahim Zolfaghari occupe le poste de porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya, la salle d'opérations conjointes qui coordonne et dirige les opérations militaires des forces armées iraniennes. Cette structure chapeaute à la fois le CGRI et l'armée régulière iranienne, ce qui confère à son porte-parole une autorité considérable dans la communication militaire du pays.

Qualifié de « voix militaire de l'Iran dirigée vers le monde » par les analystes régionaux, Zolfaghari a adopté un style de communication offensif depuis le début du conflit. Il s'adresse régulièrement à l'opinion internationale, allant jusqu'à interpeller directement l'ancien président américain Donald Trump : « La guerre ne se décide pas sur Twitter, elle se décide sur le champ de bataille, là où vous et vos forces n'osez pas aller », avait-il lancé début mars.

Son rôle consiste à publier les communiqués militaires officiels et à détailler les opérations de riposte iranienne, notamment lors des vagues successives de l'opération « Promesse véridique 4 » qui a ciblé des installations militaires israéliennes et des bases américaines dans la région.

La Palestine au cœur du discours iranien

En plaçant la défense du peuple palestinien au centre de sa justification du conflit, l'Iran réactive un narratif qui constitue un pilier de sa politique étrangère depuis la Révolution islamique de 1979. Téhéran présente son engagement militaire non pas comme une simple riposte défensive, mais comme une « résistance » au service des peuples opprimés de la région.

Cette rhétorique trouve un écho particulier dans le contexte de la guerre à Gaza, qui se poursuit depuis octobre 2023. Les médias proches du CGRI soulignent que les frappes iraniennes contre Israël s'inscrivent dans une logique de solidarité avec les Palestiniens, présentant l'Iran comme le « front avancé de défense de la nation », selon les termes d'Abou Obeida, porte-parole des Brigades al-Qassam.

Pour les observateurs, cette stratégie de communication vise à légitimer les actions militaires iraniennes auprès des populations arabes et musulmanes, tout en mettant la pression sur les gouvernements de la région. Zolfaghari a d'ailleurs averti : « Les gouvernements des pays islamiques doivent avertir l'Amérique criminelle et le régime sioniste sauvage de ces actions lâches et inhumaines ».

Le conflit actuel a déjà fait des milliers de victimes à travers le Moyen-Orient, selon les bilans compilés par les agences de presse. L'Iran revendique avoir détruit plusieurs bases américaines dans la région, tandis que les forces israélo-américaines poursuivent leurs frappes sur le territoire iranien. Dans ce contexte d'escalade, le discours de Zolfaghari sur la Palestine apparaît comme un levier diplomatique autant que militaire, destiné à consolider le camp de la « résistance » face à ce que Téhéran qualifie d'agression américano-sioniste.

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